Harlequinades 2009


[mode foutage de gueule on]

Cet été, votre blogueuse dévouée, cultivée et raffinée avait envisagé de relire Proust et de tenter la lecture en VO de Ulysses de James Joyce, dans une vieille édition "pavé" récupérée chez son oncle bibliophile.

Dans un souci d'équité, parce qu'il ne faut pas négliger la littérature contemporaine, elle pensait par ailleurs creuser un peu sa découverte d'Agnès Desarthe et rattraper son retard dans la lecture des derniers romans de Russell Banks et Jim Harrison.

Enfin, elle n'excluait pas d'entamer sérieusement sa pile de "livres à lire", qui ne cesse de s'enrichir d'oeuvres plus intrigantes et alléchantes les unes que les autres, et comptait même se forcer (un peu) à lire de l'allemand, histoire de ne pas perdre la main.

[mode foutage de gueule off]


Mais elle ne va pas avoir le temps.

Parce qu'en fait, elle a trouvé beaucoup mieux à faire.


[mode deadly serious on]

Les blogueuses de Happy Few lancent les Harlequinades 2009, dont voici le logo presque officiel qui fait envie :



Extrait du règlement :

Le principe en est simple : vous lisez un roman Harlequin (ou deux, ou trois, tout dépend de votre résistance à la guimauve et aux répétitions), dans n'importe quelle collection (et elles sont nombreuses, croyez-moi, il y en a pour tous les (mauvais) goûts) et vous lui consacrez un billet qui mettra en perspective ce roman de manière fascinante. Par exemple, après avoir lu Un chirurgien trop séduisant (collection Blanche, exclusivement consacrée aux amours de médecins, si, si, je vous jure), on peut se demander si la beauté est soluble dans la médecine, de la même manière que Le piège du mensonge (quel beau titre), publié dans la collection Black Rose (Amour et suspense) (comme Mary Higgins Clark donc) se prête évidemment à une étude approfondie de sa structure narrative : thriller or not thriller ?

Votre blogueuse dévouée est dans les starting-blocks.

[mode deadly serious off]

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A force de ne pas sortir de Paris, on en oublierait presque qu'il y a des trucs chouettes ailleurs.

J'ai eu hier des nouvelles d'une consoeur qui fait construire une fuste au vert, loin, bien loin du béton et des immeubles haussmanniens. Allez voir son blog ici, c'est un très joli projet.

Et si vous ignorez ce qu'est une fuste, c'est expliqué aussi...



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J'adore râler et jouer les réac de service


(Mais c'est leur faute, aussi. A eux, là.)


La Sacem ne m'a toujours pas versé les droits d'auteur que j'aurais dû percevoir en juillet 2008 pour un doublage diffusé en 2007 (l'auteure co-signataire du doublage en question ayant touché sa part des droits il y a un an).

-> 3 recommandés avec accusé de réception.


La Sécurité sociale des professions libérales me réclame plusieurs milliers d'euros d'arriérés de cotisations pour les années 2006 à 2008. Cotisations que j'ai bien sûr acquittées en temps et en heure à mesure qu'elles m'étaient réclamées.

-> Une grosse vingtaine de photocopies et un recommandé avec accusé de réception.


Mon client B. ne m'a pas payée depuis 3 mois en raison, je cite, "d'une erreur de format dans la case "numéro de compte" de [sa] nouvelle base de données de fournisseurs".

-> Une bonne demi-douzaine d'e-mails.


Dites, les gens...

Ça sert à quoi, de payer des boîtes d'informatique pour mettre en place des supers systèmes de-la-mort-qui-tuent, si c'est pour être encore moins efficaces qu'avant ?


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Mot du jour (1)


J'inaugure une nouvelle catégorie de billets (inauguration s'inscrivant dans le cadre de l'incroyable vitalité qui caractérise ce blog depuis quelque temps, vous n'aurez pas manqué de vous en apercevoir) : celle des "mots nouveaux".

Parce que bon.

Quand je dis aux gens que je suis traductrice (juste traductrice, pas "traductrice dans l'audiovisuel", car cet intitulé complet amène généralement d'autres questions), ça a tendance à leur inspirer les réflexions suivantes :

"T'es bilingue, alors ? Ah ben non, trilingue, même !"

"Ouaaaah, mais c'est vachement dur de mémoriser tous les mots !"

"Bah t'as pas besoin de tous ces dictionnaires, alors."


Passé le très court moment où mon narcissisme naturel me fait dire que c'est vrai, je fais un métier formidable et qu'il faut être trop doué pour être traducteur, l'exaspération et l'abattement reprennent assez rapidement le dessus.

Donc, une bonne fois pour toutes : non, je ne suis pas bilingue, loin de là. Trilingue, j'en parle même pas. Et non, je n'ai pas mémorisé tous les mots. Et bien sûr que j'ai besoin de tous ces dictionnaires, non mais, zallez pas me sucrer ma biblio, par-dessus le marché !

Même que je rencontre tout le temps des "mots nouveaux". Le problème, c'est qu'ils ne sont nouveaux que pour moi, évidemment. Mais comme j'ai une mémoire de poisson rouge, ce n'est peut-être pas une mauvaise idée de les noter quelque part. Ici, par exemple. Tiens ben oui, je vais faire ça, dis donc, et inaugurer une nouvelle catégorie de billets.

Nouveau mot du jour, donc (faut pas croire, je ne perds pas le fil de mon billet, mais non mais non) :


nosebleed seat


Contexte : terme croisé sur un forum de langues, rien de bien groovy.

Ce n'est pas : un siège qui saigne du nez.

C'est :

Selon Wiktionary :
A seat high in the back of bleachers, stands, or the balcony at a theater.

You might want to bring binoculars if you will be in the nosebleed seats, so that you can see the action on the stage better.

Selon l'Urban Dictionary :
Nose bleed seats are seats far away and high up on the stands. It comes from the real nose bleeding which occurs at actual high altitudes.

1: Did you see the Metallica concert. I was front row!!!
2: Lucky bastard! I could only afford nose bleed seats.


Wikipedia ajoute :
A common reference to having seats at the upper tiers of a stadium is "sitting in the nosebleed section" or "nosebleed seats." At the Brooklyn Academy of Music's Harvey Lichtenstein Theater, the Gallery section is known locally as "nosebleed central."

Le petit plus culturel de Tatie Les Piles :

Cet article issu de la publication Elizabethan Times nous apprend qu'à l'époque du grand Bill, les spectateurs assis en hauteur dans les théâtres étaient les plus friqués. Comme quoi, tout change.

Sur cette conclusion linguistico-sociologico-philosophique, je vous laisse méditer sur l'inconstance des choses en ce bas monde (trois parties, trois sous-parties, vous avez quatre heures).


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Attention, billet paresseux


Comme j'ai zéro inspiration ces jours-ci, le dos coincé (en étapes progressives depuis ce matin), le moral du coup tout petit et l'humeur massacrante, je vous signalerai simplement qu'on a dépassé (il y a déjà quelques jours, mais je n'avais pas fait gaffe) les 100 billets sur ce blog. Incroyable, non ?

Pour toutes les raisons citées ci-dessus, je ne m'attarde pas et vous fait simplement part de la chanson que j'ai dans la tête depuis hier sans savoir pourquoi (et vraiment sans raison, d'autant que je n'ai jamais aimé Queen).

A bientôt pour de nouvelles aventures plus souriantes, dans la joie et la bonne humeur (sans mal de dos et sans tube de 1980).




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(ou pas)


J'en use et j'en abuse, hein, de ce fameux "(ou pas)".

Je sais.

J'ai honte, sache-le, lecteur récurrent de ce blog.


C'est pourquoi aujourd'hui je vais faire le point. Vous proposer un petit compte rendu circonstancié des trucs laissés en suspens. Parce qu'il n'y a pas de raison, quoi. Ben non.


Reprenons, donc (je sens que vous trépignez déjà d'impatience).


Les vacances
Les vacances sont finies. Depuis... oh, depuis le 15 juillet, je crois. Les prochaines sont pour août, même destination mais normalement sans emporter de boulot.
Ce qui me permettra de me consacrer pleinement à la rubrique "plaisirs strasbourgeois" de ce blog (rubrique d'ores et déjà culte, je crois qu'on peut le dire) et de vous parler des soirées entre potes, de bouquins retrouvés avec émotion et de la maison de poupées entièrement remise en état par ma môman. Et non, je ne ponctuerai pas cette phrase du "(ou pas)" honni. Mais en même temps, je ne sais pas si je le ferai, hé hé (je suis diabolique), parce que si ça se trouve, je n'emporterai pas d'ordi à Strasbourg, la prochaine fois.



Un jovial pensionnaire de la maison de poupées.



La plantounette
Pendant mon absence strasbourgeoise, j'avais très solennellement confié le sort de la plantounette à The Man. Ce dernier, constatant que le végétal commençait vraiment à ne plus ressembler à grand-chose, a décidé de prendre les choses en main : déplacement du pot dans le salon pour apporter un peu de soleil à la bête, pose d'élastiques (oui oui) pour modérer sa croissance horizontale.
Eh bien cette heureuse initiative a fait beaucoup de bien à la plantounette. Et tant que le chauffage reste fermé, ma foi, je crois qu'elle va pouvoir rester là.



Le mariage de J.
Le mariage de J., c'était trèèèès bien. Parce que franchement, je peux le dire maintenant, je ne suis pas toujours très fan de mariages. Mais là, ma foi, c'était chouette. Pas trop de monde, un temps correct (quoique frisquet), des gens extrêmement sympathiques (dont quelques traducteurs, histoire d'éviter un dépaysement trop radical), un cadre fort joli (je rappelle que ça se passait dans le Nord-Pas-de-Calais), une atmosphère paisible et sympatoche, classe et bon enfant.

Côté vestimentaire, le temps a choisi pour moi : menaces d'averses et vent très froid = collant obligatoire = chaussures fermées. Les crampes ont été supportables (je sais que tu t'inquiétais grave, lecteur compatissant de ce blog, vois comme je suis sympa de mettre enfin un terme à tes nuits blanches).

Post-it mental si je veux remettre la robe avec un collant : penser à doubler la jupe afin d'éviter qu'elle ne remonte inopinément en se plaquant sur le collant (la grande classe).




Bout de coin chouette, bout de robe et de gilet pour Karine et pots de confiture-souvenirs du mariage.



L'incroyable U.
Hier, U. m'a rappelée. Hé hé.
U. m'a confié qu'il était très surpris.
Très surpris d'avoir reçu un courrier réclamant le paiement d'une note de droits d'auteur du mois de mars.
Très surpris que je n'aie pas gentiment téléphoné au lieu d'envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception et copie à notre syndicat préféré.
Ben tiens.
U. m'a affirmé que ma note de droits d'auteur allait m'être réglée dès le mois prochain.
Bon.
S'il tient parole, j'aurai gagné deux mois... c'est toujours ça de pris.


Voilà. Vous savez tout.


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C'est de plus en plus beau, le spam





Je crois comprendre deviner que ces gens sont allemands et me proposent fort diplomatiquement de perdre du poids.

Mais je n'en aurai jamais la certitude.

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J'ai une grande sympathie pour les frères Coen.

Si si, vraiment, je les aime bien.

Bon, ils ont un peu fait n'importe quoi pendant quelque temps (Intolerable Cruelty, puis le remake inutile et à chier de Ladykillers), mais leurs efforts de ces dernières années sont tout à fait louables et montrent qu'ils sont en train de redresser la barre.

Cela dit, ayant respectivement vu et revu deux de leurs films très récemment (No Country for Old Men et The Big Lebowski), j'ai quand même été frappée par un truc.


C'est quoi, cette manie exaspérante d'enlaidir les acteurs ?


Moi je veux bien qu'on joue avec les attentes du public, qu'on déconstruise les fantasmes et qu'on s'amuse à mettre une barbe toute moche/une moustache tombante/des fringues de clodo/un air niais (ne vous sentez pas obligé de rayer une quelconque mention) à un sex-symbol, si ça fait un bon film et/ou un bon rôle pour le bonhomme.

Mais quand même, y a des limites. Et puis faut dire que ça tourne un peu à l'obsession, quoi...

Prenons, pour commencer cette étude cinématographique pointue et de haut vol, quatre spécimens masculins sans intérêt plastique particulier. Des acteurs connus, mais qui (me) laissent à peu près indifférente. Au pif, ces quatre-là.


Tom Hanks, Josh Brolin, Nicolas Cage et Tim Robbins
pris sur le vif dans leur milieu naturel.



Plutôt avenants et propres sur eux. Pas non plus des bombes absolues qui donnent envie de leur sauter dessus, on est bien d'accord (oui ?), mais des bouilles acceptables.

Voilà ce qu'ils sont devenus après avoir rencontré les frère infernaux.



Ladykillers, No Country for Old Men, Arizona Junior et Le grand saut.



Vous commencez à voir où je veux en venir ? Hmm ?

Un cran au-dessus, il y a un monsieur au physique à la fois chaleureux et classe, un acteur que je qualifierai sans hésiter (et en toute objectivité) d'absolument lumineux : je veux parler de Jeff Bridges, bien sûr.

Eh ben je vous mets au défi de retrouver sa chaleur, sa classe et surtout sa lumière dans The Big Lebowski (franchement, vous chercherez longtemps) :



Pourtant, on l'a connu comme ça, ce cher homme :



Tu me diras, lecteur qui décidément n'en rates pas une de ce blog : "Ouais, ouais, mais c'était l'époque de Susie et les Baker Boys, il était vachement plus jeune, t'es de mauvaise foi".

Que nenni. Moi ? De mauvaise foi ? Je ne vous permets pas.

Voyez plutôt : même avec quelques années de plus (et une barbe), il reste plus que potable (et lumineux et chaleureux et classe et tout et tout).


Tu me vois venir avec mes gros sabots, lecteur attentif et connaisseur de ce blog, je ne peux pas ne pas parler ici des deux mâles hollywoodiens qui trustent depuis dix ans les premières places des classements estivaux des acteurs les plus hot de la galaxie (le genre de classement qu'il ne me viendrait jamais à l'idée de faire moi-même, crois-le bien). Je n'ai pas le choix, là, conviens-en malgré la sévérité dont tu es coutumier : je suis obligée d'illustrer mon propos, c'est la base de toute enquête sérieuse. Mais refusant de céder à la facilité, je serai forte et ne mettrai qu'une photo :



(Note au passage que j'aurais très bien pu mettre celle-ci, par exemple. Ou celle-là. Mais comme je réprouve absolument le racolage primaire à base de muscles saillants, de torses bronzés, de chemises mouillées et de regards langoureux, il n'en était évidemment pas question, pour des raisons d'éthique personnelle. N'oublie quand même pas de revenir lire la fin de l'article après avoir bavé cliqué sur ces deux liens, lecteur(trice) consciencieux(se) de ce blog.)

Bref, était-il nécessaire, vraiment, d'en faire de parfaits abrutis affublés d'un regard de bovin qui découragerait même une groupie motivée et prête à donner de sa personne pour se faire une star obtenir un autographe, dans O'Brother pour l'un et dans Burn after Reading pour les deux ?


Je vous épargne la photo de Clooney avec mèche gominée, résille sur la tête
et air bravache de Clark Gable à deux balles dans O'Brother,
c'est trop douloureux.



Et puis ce que j'ai découvert vendredi dernier dans No Country for Old Men, c'est quand même très, très grave.

Ils s'en sont pris à Javier. Et il ne faut pas s'en prendre à Javier. Oh que non.



Javier au saut du lit, encore légèrement ébouriffé et mal réveillé (comme toujours).
Photo prise dans notre pied-à-terre andalou en... Pardon, je m'égare.


Parce que Javier, ce n'est pas le mâle hollywoodien de base qui sirote un café hors de prix en costard dans une ambiance feutrée avec en bruit de fond une petite musique sortie tout droit de la compil Best of Lounge 2005.

Javier, c'est... C'est Javier, quoi.

Le charisme fait homme, una lección de sensualidad à lui tout seul, le genre à faire de l'effet à une limace écrasée.

Alors pourquoi, pourquoi ? Pourquoi cette coupe de Playmobil ? Pourquoi ce teint blafard ? Ces yeux inutilement globuleux ? Cet air globalement ahuri ?




Et ce n'est pas tout (ha ha !) : les femmes n'échappent pas à ce phénomène. Certes, les frères Coen font rarement tourner des bombasses connues. Et certes, Julian Moore est sublime dans The Big Lebowski. Mais penchons-nous un instant, si vous le voulez bien, sur le cas de Frances McDormand.

Il nous faut plaindre Frances McDormand (allez, tous en choeur : "Pauvre, pauvre Frances."). Parce qu'elle n'a vraiment pas de bol, quand on y pense : elle ne sait jamais à quoi s'attendre. Un coup les frérots lui font jouer une femme fatale, et pis la fois d'après, hop, elle récupère un rôle de cruche finie.


Frances, côté cruche, dans Burn After Reading et Fargo.
Dure existence que celle de Frances McDormand, je vous prie de le croire.


Regardez comme elle est mimi, pourtant, quand sa fossette au menton est bien exploitée :




Avouons, pour ne pas déroger à la légendaire honnêteté intellectuelle qui est un peu la marque de fabrique de ce blog, que quelques rares acteurs ont été jusqu'ici épargnés par ce carnage esthétique.

Ainsi, contre toute attente, Billy Bob Thornton s'en tire plutôt bien dans The Barber, peut-être grâce à l'effet sublimant du noir et blanc. Alors qu'Oliver Stone, pour ne citer que lui, n'avait pas hésité à faire du même Billy Bob un garagiste très coenien, justement, dans U-Turn. On a donc échappé au pire, je crois.




Et puis pour se rincer l'oeil, il y a toujours Gabriel Byrne dans Miller's Crossing, qui est quand même assez foxtrot ("Foxtrot" ? Oui, foxtrot. Dans mon jeune temps, ça voulait dire bonnasse pour un membre de la gent masculine, mais je crois que c'était une pure invention de mes copines).




Mais exception faite de ces deux miraculés, l'hécatombe est assez généralisée.


En un mot comme en cent : faut arrêter, là.

Franchement, ça devient lassant.


Sur ces bonnes paroles et pour rester dans le même ordre de préoccupations, je retourne aux enseignements du Bouddha et à la quête de spiritualité dans les temples du Bangladesh.


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Révisions utiles


Bouddhique, bouddhiste ?

Hindou, hindouiste, hindi ?

Bangladais, bengalais, bengali, bangladeshi ?


Je ne peux vraiment pas dire qu'il me passionne, ce double documentaire sur le Bangladesh, mais c'est au moins l'occasion de réviser d'apprendre un peu de vocabulaire pour l'inculte totale que je suis dès qu'il est question d'Asie.




Détail du temple de Kantanagar, orné de milliers de figurines en terre cuite (si-si, des milliers)
et datant du milieu du XVIIIè siècle.
Ne me demandez pas si c'est un temple hind.... ou bouddh...., j'ai déjà oublié.
Il est b.ng....., ça doit vous suffire.


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Ma vie, mes drames (ép. 3)



Je me demande parfois s'il y a des gens, sur cette planète, qui sont confrontés à des dilemmes aussi graves que les miens.


A la réflexion, je pense que non.


Et je le prouve de ce pas, derechef, pof comme ça dans la foulée.


Voici les données de base :

- ma môman, dans son extrême gentillesse, a eu la bonne idée de m'offrir une fort jolie robe.

- ce week-end, c'est le mariage de ma copine J. et du coup, j'envisage d'étrenner la jolie robe.

- la jolie robe est rouge et verte. Ce qui, dit comme ça, pourrait faire penser qu'elle ressemble à un sapin de Noël, mais en fait pas du tout (et d'ailleurs elle est vraiment très jolie) (naaaan mais ça suffit les mauvaises langues).

- le rouge de la jolie robe est exactement le même rouge que celui de mes chaussures rouges.

- le vert de la jolie robe est exactement le même vert que celui de mes chaussures vertes.

- les chaussures vertes sont plus confortables que les rouges, mais présentent l'inconvénient d'être très ouvertes, or le week-end s'annonce pluvieux, là où a lieu le mariage (il faut dire que J. a l'originalité de se marier à Valenciennes, au lieu de faire ça raisonnablement en Provence comme tout le monde).

- les chaussures rouges sont plus résistantes en cas d'averse, mais je ne suis pas sûre de tenir dedans toute la journée, rapport aux ampoules et aux crampes prévisibles (il faut dire que J. a en outre prévu une séance photos dans un parc, ce qui m'inquiète un peu, niveau godasses - et pas que).


Un truc de ouf.


J'ai 24 heures pour me décider.




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Plaisirs strasbourgeois (épisode 2)


Faire une nuit blanche en compagnie de B. et se dire que ça ne nous est pas arrivé depuis un bail (se dire aussi qu'on vieillit, au passage, et qu'on tient moins bien les nuits blanches qu'il y a dix ans).

En profiter, chacune, pour refaire de zéro le classement de nos cinquante, non, cent films préférés, exercice auquel on ne s'était pas prêtées depuis... j'ai oublié depuis combien de temps.



1. Le limier (Mankiewicz)
2. Certains l’aiment chaud (Wilder)
3. The Big Lebowski (Coen)
4. L’homme qui aimait les femmes (Truffaut)
5. Sueurs froides (Hitchcock)
6. Voyage au bout de l’enfer (Cimino)
7. Les Affranchis (Scorsese)
8. Monty Python, sacré Graal ! (Jones & Gilliam)
9. Gilda (C. Vidor)
10. Les tueurs (Siodmak)



11. Magical Maestro (Avery)
12. Fitzcarraldo (Herzog)
13. On connaît la chanson (Resnais)
14. Les vacances de Monsieur Hulot (Tati)
15. La femme infidèle (Chabrol)
16. Le mariage de Maria Braun (Fassbinder)
17. Témoin à charge (Wilder)
18. Vincent, François, Paul et les autres (Sautet)
19. La mort aux trousses (Hitchcock)
20. La nuit du chasseur (Laughton)


21. La folle ingénue (Lubitsch)
22. La griffe du passé (Tourneur)
23. Victor Victoria (Edwards)
24. Le troisième homme (Reed)
25. La féline (Tourneur)
26. Douze hommes en colère (Lumet)
27. Charade (Donen)
28. Indiscrétions (Cukor)
29. Aguirre (Herzog)
30. Voyage à deux (Donen)


31. Eve (Mankiewicz)
32. Conversation secrète (Coppola)
33. Le château du dragon (Mankiewicz)
34. La comtesse aux pieds nus (Mankiewicz)
35. Les temps modernes (Chaplin)
36. Trapèze (Reed)
37. Jackie Brown (Tarantino)
38. Persona (Bergman)
39. Chantons sous la pluie (Donen)
40. Autopsie d’un meurtre (Preminger)


41. Mulholland Drive (Lynch)
42. L’arnaque (Hill)
43. New York – Miami (Capra)
44. Accords et désaccords (Allen)
45. Looking for Richard (Pacino)
46. Le sacrifice (Tarkovski)
47. Nous nous sommes tant aimés (Scola)
48. Casino (Scorsese)
49. Laura (Preminger)
50. Pas de printemps pour Marnie (Hitchcock)


51. Usual suspects (Singer)
52. Arsenic et vieilles dentelles (Capra)
53. Le visage (Bergman)
54. Les sept samouraïs (Kurosawa)
55. Heat (Mann)
56. Boulevard du crépuscule (Wilder)
57. L’aventure de Madame Muir (Mankiewicz)
58. Johnny Guitar (Ray)
59. Que la fête commence (Tavernier)
60. Furie (Lang)


61. Pain et chocolat (Brusati)
62. Le septième sceau (Bergman)
63. La ruée vers l'or (Chaplin)
64. Scarface (De Palma)
65. Que la bête meure (Chabrol)
66. Les ailes du désir (Wenders)
67. Xala (Sembène)
68. Ed Wood (Burton)
69. La chatte sur un toit brûlant (Brooks)
70. The Big Combo (Lewis)


71. Sur les quais (Kazan)
72. Soleil trompeur (Mikhalkov)
73. Laissez-passer (Tavernier)
74. Les tontons flingueurs (Lautner)
75. Edward aux mains d’argent (Burton)
76. Il était une fois dans l’Ouest (Leone)
77. Othello (Welles)
78. Jules César (Mankiewicz)
79. Et au milieu coule une rivière (Redford)
80. La ligne rouge (Malick)


81. Plein soleil (Clément)
82. Le dictateur (Chaplin)
83. Apocalypse Now (Coppola)
84. Docteur Folamour (Kubrick)
85. Femmes (Cukor)
86. Une femme sous influence (Cassavetes)
87. Le rebelle (K. Vidor)
88. Les demoiselles de Rochefort (Demy)
89. Chungking Express (Wong)
90. Le clan des Siciliens (Verneuil)


91. Le guépard (Visconti)
92. Amours chiennes (Inárritu)
93. Un tramway nommé désir (Kazan)
94. Little Senegal (Bouchareb)
95. L’ange des maudits (Lang)
96. Les moissons du ciel (Malick)
97. L’armée des douze singes (Gilliam)
98. Guêpier pour trois abeilles (Mankiewicz)
99. Les ensorcelés (Minnelli)
100. Kill Bill (Tarantino)




Rhhhhââââ, ça fait du bien...



Le choix fut cornélien et le brouillon, épique.


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Déplaisir strasbourgeois


J'avais oublié comme elles étaient graves et limite flippantes, les pubs Meteor...




Vues un peu partout dans Strasbourg, un vrai bonheur.
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Titane, si tu nous regardes...


Spéciale dédicace :

Bien chère Titane, j'ai demandé. J'ai insisté. J'ai même cherché.

Mais il faut se rendre à l'évidence, le magnifique sous-verre confectionné par mes soins pour la fête des mères 1990 n'est plus.

Démantelé, disséqué, éparpillé par petits bouts façon puzzle. Les fleurs séchées ont été jetées très officiellement lors du déménagement de 1999 (et ce n'étaient déjà plus les brins de muguet d'origine, ces derniers ayant été remplacés par des violettes au milieu des années nonante, m'a-t-on dit). Le passe-partout a disparu corps et biens à une époque indéterminée, sans doute au début de la décennie 2000. Le sous-verre a peut-être été recyclé, mais va savoir, ils se ressemblent tous.

Désolée...


Le mode d'emploi est toujours ici, cela dit.

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C'est une marque de fringues qui s'appelle Gant parce que le mec qui l'a créée s'appelait Bernard Gant (zavez vu comme je me documente et tout et tout, même en vacances ?).

La marque fait des soldes, parce que bon, c'est la saison et puis on a un stock à écouler.

La marque dit sur son site qu'elle "combines the traditional American style with an European flair".

Et c'est très vrai, ma foi, puisqu'on peut lire le bandeau qui barre ses vitrines en anglais ou en français. Sauf que ça ne veut pas dire tout à fait la même chose de ce côté-ci de l'Atlantique...




Franchement, ça fait un peu con-con.


Non ?


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C'est l'histoire d'une plante


C'est l'histoire d'une plante que nous appellerons Plantounette pour faire plus simple et qui tient le coup vaillamment depuis cinq ans, pas moins. Et c'est un petit miracle, parce que pour tout vous dire, je n'ai pas la main verte. En temps normal, malgré des efforts et une bonne volonté indéniables, je laisse dépérir tous les végétaux qu'on me confie et suis incapable de conserver un cactus en pot plus de quinze jours.

Au départ, la plante était un cadeau, offert par The Man le 11 juillet 2004, soit le lendemain de notre rencontre (lève le nez un instant, lecteur captivé de ce blog, et note que la date d'aujourd'hui ressemble fort à un anniversaire de celle qui vient d'être citée - c'est fou, nan ?). Ce jour-là, j'étais partagée en mon for intérieur : d'un côté je trouvais ça tout à fait charmant de sa part d'offrir une plante à sa nouvelle chérie (mais tout ce que faisait The Man me paraissait absolument charmant, à cette époque), de l'autre j'imaginais déjà ce que j'allais pouvoir trouver comme excuse explication trois semaines plus tard, quand la plante aurait pris une allure lamentable de serpillière brunâtre. Et je me disais que quand même, ça la fout mal de ne pas être fichue de conserver un joli cadeau comme ça.

Mais Plantounette a peu à peu révélé ses qualités. Et en fait, Plantounette était vraiment une plante sympa : aucun entretien, juste un petit arrosage par semaine - et encore, si on ne l'arrosait pas, elle tenait bon sans problème une semaine de plus. Petit à petit, elle s'est donc installée dans le paysage et a trouvé sa place devant la fenêtre du salon, s'épanouissant là sans faire de bruit (ben forcément).

Pour être tout à fait honnête, mon petit coeur de midinette était comblé (car j'ai un coeur de midinette, un peu enfoui, mais bien présent sous la couche de granite et la peau de vache) : la plante tenait bon et à mesure qu'elle croissait et embellissait, je me plaisais à voir en elle un symbole vivace et solide de l'histoire naissante entre The Man et moi. Quand quelque chose n'allait pas entre nous, je scrutais Plantounette dans l'espoir d'y repérer une pousse vert tendre, signe d'un renouveau à venir (si, j'vous jure, je l'ai fait !). Quand elle semblait piquer un peu du nez, je m'empressais de lui donner de l'eau, de la tourner au mieux vers la lumière et de lui parler, tremblant à l'idée qu'elle puisse se trouver mal et ne pas se relever.

Je suis devenue superstitieuse, un truc qui ne m'était jamais arrivé.

Pendant quelques années, nous avons cohabité comme ça, Plantounette et moi. Et puis à un certain moment, je ne sais plus au juste quand, tout a dérapé. Un beau jour, je me suis rendu compte que Plantounette était en train de prendre des proportions démesurées. Que ses feuilles chatouillaient le menton des invités assis à la table de la salle à manger. Qu'elle poussait dans tous les sens de façon totalement anarchique. Et qu'elle ressemblait de plus en plus à une sorte de jungle miniature en pot.



Plantounette au temps de sa splendeur, fin 2007 ou début 2008.


Il a fallu trouver un autre pot, la changer d'emplacement, et depuis, rien n'est plus comme avant. Elle a l'air bête dans son pot trop haut. Elle ne ressemble à rien, perchée sur sa commode. Elle pousse de traviole. Elle manque de lumière, en plus, ça se voit : les feuilles sont irrésistiblement attirées par la fenêtre de la salle de bains attenante et se coincent neuf fois sur dix dans la porte, quand on ne fait pas attention. Ce qui casse les feuilles, du coup (aïe, ça doit faire mal).

Je vois bien qu'elle ne va plus tenir très longtemps si je ne trouve pas une autre solution. Et en même temps, je ne vois pas où la caser, il n'y a pas trente-six possibilités, dans ce petit appartement sombre. A mon avis, ses jours sont donc comptés, et je vous le dis tout de go : ça craint du boudin, tout ça.

Du coup, il a fallu se faire une raison : le parallèle entre la plante et l'histoire d'amour, ça ne vaut pas un clou, en fait. (Ou alors, c'est un peu inquiétant.)

Dommage.

Je l'aimais bien, pourtant, ma plante-baromètre, ma plante grigri, ma plante fétiche. C'est fou comme on s'attache à ces petites choses.

Snif.








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Plaisirs strasbourgeois (épisode 1)

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S'asseoir sur le tabouret, face au clavier.

Ouvrir la vieille partition bleue Urtext à la page de l’Allemande de la première Partita de Bach.

Eprouver un petit pincement au coeur à la lecture des indications griffonnées au crayon de papier voilà trop longtemps.

Commencer à jouer sans même se dégourdir les doigts les cascades de notes des premières mesures.

Grimacer en entendant les couacs et en constatant que le clavecin est désaccordé.

Sortir l’accordeur électronique et la clé en "T" pour remédier au moins à la seconde partie de la grimace.

Patiemment, accorder demi-ton par demi-ton le précieux instrument.

Sentir la clé en "T" bien calée contre le haut de la paume de la main, bloquée par l’index, le majeur et l’annulaire repliés.

La tourner tout doucement pour faire pivoter la cheville et ajuster la tension de chaque corde.

Entendre le son se modifier légèrement jusqu'à trouver la hauteur exacte, juste.

Prendre le temps d’écouter chaque corde et de faire disparaître petit à petit la vibration perçue dans la résonance.

Dégager la clé en "T", heurter fatalement une cheville métallique au passage et l’entendre résonner profondément, comme le ferait une clé à molette cognant un radiateur.

Regretter de ne pas avoir les connaissances nécessaires ni l’oreille suffisamment aguerrie pour accorder le clavecin dans les règles de l’art et sans l’appareil électronique qui ôte une partie du charme de l'opération.

Se dire pour la centième fois en bientôt vingt ans qu’un jour on prendra des cours pour apprendre et qu’on saura faire parce que ce n’est en fait pas si difficile que ça, paraît-il.

En douter, parfois, eu égard à cette page du Dictionnaire portatif des arts et métiers de Philippe Macquer, 1767 :



Au bout de quarante minutes environ, reposer la clé en "T" et éteindre l’accordeur électronique. Replacer le chapiteau, puis le pupitre.

Rouvrir la partition bleue Urtext à la page de l’Allemande de la première Partita. Jouer avec couacs, toujours, mais sans fausseté (du moins pour une oreille pas trop exercée).

Se dire pour la centième fois en cinq ans que jamais on n’aurait dû arrêter le clavecin.

Se rappeler pourquoi on a arrêté (pas de place, pas de sous, pas le temps).

Se souvenir qu’on n’est pas trop à plaindre dans la vie, en général, et que ses parents ont attendu d’avoir 45 ou 50 ans pour s’offrir un clavecin.

Relativiser un chouia.

Après avoir clavecinoté une petite heure, sortir le vieux CD de Scott Ross et réécouter l’Allemande de la 1e Partita. Sans couacs et sans fausseté.

Enfin.


tilidom.com
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Blog en vacances...


... pour quelques jours, le temps de reprendre un rythme de sommeil normal, de me remettre du stress de ces dernières semaines et de profiter du soleil strasbourgeois puis vosgien.

Mais je publierai peut-être quelques billets en cours de rédaction, qui sait...

A très bientôt.




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Sebald ou comment nourrir une obsession


Sur ce blog, il y a un petit compteur de visites. De tes visites, lecteur fidèle ou occasionnel de ce blog, oui oui. C'est là, tout en bas de la page (pas la peine de cliquer dessus, petit curieux, il n'y a que moué qui ai accès aux statistiques).

Lesdites statistiques sont diverses zé variées. Un jour, gentil lecteur de ce blog, je te raconterai comment il y a des gens qui sont tombés sur cette page en tapant des trucs incongrus et malsains dans Gougeul. Je sais que tu trépignes d'avance, et ça ne m'étonne point, mais modère ton impatience et souviens-toi que je suis la reine du teaser.

Et puis l'aut'jour, il y a quelqu'un, comme ça, qui est arrivé chez moi en tapant "traduction des essais de sebald" dans Gougeul. Je ne sais pas qui c'est, mais je l'aime déjà. Sauf qu'il ou elle est resté(e) très exactement une minute et vingt secondes sur Les Piles et s'en est allé(e) voir ailleurs. Donc je l'aime moins, mais c'est pas grave.

Prise soudain d'une curiosité sans bornes, j'ai donc tapé moi aussi "traduction des essais de sebald" dans Gougueul. Et c'est ainsi que j'ai découvert un petit nouveau dans la blogosphère. Il s'appelle "Norwich - Du temps et des lieux, chez W. G. Sebald et quelques autres" et c'est un peu le blog littéraire ambitieux, original, intelligent, réfléchi et agréable que j'aurais voulu tenir dans une autre vie si j'avais le talent pour, en hommage à ce grand monsieur que j'aimais beaucoup, dont je vous ai déjà parlé et qui ne manquera pas de revenir sur le tapis à l'occasion tant il a été (et reste) important dans ma vie de germaniste mélancolique et d'amoureuse de littérature bien ficelée.

Un complément bienvenu (en français) aux autres sites et blogs consacrés à cet auteur que je ne peux que vous recommander, notamment W.G.Sebald et Vertigo - Collecting & Reading W.G. Sebald, respectivement en allemand et en anglais.

Bienvenue à l'un et bonne lecture aux autres.

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g


"Know your enemy", beuglait non sans clairvoyance RATM dans mon jeune temps.

Mais en ces jours de stress extrême, de surmenage imminent et de chaleur accablante, j'ai décidé de sourire à l'humanité toute entière (car je ne suis que bienveillance et zénitude, d'aucuns vous le diront) et d'essayer d'idenfier plutôt mes amis et alliés en ce bas monde. Nan parce que croyez-moi, le pétage de plombs est proche - cela dit, rassure-toi, lecteur alarmé de ce blog (si-si, ne le nie pas, j'ai vu une lueur d'inquiétude traverser ta pupille droite), mes fausses mini-vacances de la semaine prochaine devraient normalement régler le problème en deux coups de cuillère à pot et me rendre ma légendaire énergie.

Petite liste des trucs qui me remontent le moral ces temps-ci, donc, et exercice de méthode Coué (j'ai bien dit "Coué", hein) par la même occasion.

Le ventilo est mon ami
C'est indéniable. Judicieusement placé par terre, il aère en même temps l'ordi et mes gambettes. Parce que mine de rien, maintenant que mon bureau est transformé en caveau-slash-sauna, je me rends compte que mon avocat avait tout à fait raison quand il écrivait que "ce jour de souffrance permet d’assurer l’éclairage et l’aération de la pièce occupée par Mlle Les Piles". Qui dit pas de fenêtre, dit pas d'aération. Qui dit pas d'aération, dit suffocation assurée, pour Gaston (c'est le petit nom de l'ordi) et pour moi.

(Parenthèse : photo sans intérêt aucun, mais notez que le nom dudit ventilo révèle d'intenses séances de brainstorming au sein du département "communication produits" de la société Calor - qui porte elle-même fort bien son nom en l'occurrence. Fou, non ?)

Le boubou est mon ami
Mon boubou, c'est le plus beau des boubous - c'est un cadeau de Belle-Maman, dont j'ai enfin fait la connaissance cette semaine car elle est de passage chez son fiston (alias The Man, vous suivez ?). Eh ben franchement, l'essayer, c'est l'adopter (le boubou, hein). Certes, avec ma peau couleur yaourt bulgare tirant sur le rose écrevisse, j'ai l'air moyennement crédible dans cette tenue. Mais je m'en fous un peu, pour tout vous dire, c'est vachement agréable à porter, ample juste comme il faut, et presque rafraîchissant.



(Parenthèse : le séjour de Belle-Maman s'accompagne de délicieux plats sénégalais dont The Man m'avait, pour certains, totalement caché l'existence jusqu'à présent. Yummy. Une autre raison de se réjouir, tiens.)

Mes sacs sont mes amis
Adepte du shopping consolateur quand j'ai des emmerdes, je suis allée faire les soldes et trouver un remplaçant à mon sac à main chéri qui commençait à montrer des signes de faiblesses. Ma passion pour les sacs étant presque aussi incommensurable que celle que je voue aux chaussures, autant vous dire que ça m'a fait du bien. Même si ça ne m'a pas rendu ma fenêtre. Mais bon.



Ça, c'est une chose.

Mais j'ai aussi récupéré en cette fin d'année scolaire un sac d'un autre genre, le cabas à provisions réalisé par l'école maternelle de Neveu S., qui réunit les autoportraits (ben oui, ça s'appelle comme ça) de plein de petits monstres bambins entre trois et six ans. J'adore ces machins-là (il y a quelque temps, une de mes tantes instit avait fait faire des torchons très réussis sur le même principe, ça doit être très en vogue), c'est chou comme tout et on peut passer des heures à commenter les dessins des enfants : Kevin se voit comme une patate sans bras, Jennifer s'est dessiné des pieds trois fois plus gros que sa tête, hi hi hi, etc. C'est un souvenir chouette comme tout et en plus, ça sert. Que demander de plus ?





(Parenthèse : sur un sujet différent mais connexe, courez lire l'article d'Elise Titane sur la photo de classe, rituel indispensable. Allez, courez, j'ai dit !)

Agnès Desarthe est mon amie (façon de parler)
J'étais sûre que je vous reparlerais d'elle (comment ça, vous aussi, vous vous en doutiez ?). Ça y est, j'ai trouvé le temps et l'énergie nécessaire pour acheter et lire son dernier livre, un tout petit récit, en fait, qui se dévore très vite et requiert donc un temps et une énergie assez limités. Et c'est bien, très bien, à la hauteur de l'impression que m'avait fait cette auteure en interview il y a quelques semaines. Ça donne aussi envie de lire d'autres ouvrages d'elle, bien sûr, ce qui ne va pas arranger l'état de ma pile de livres en attente de lecture. Mais tant pis, c'est toujours tellement bien de découvrir un auteur vivant qui donne envie de lire.

La menthe à l'eau est mon amie
Je ne suis pas sectaire en matière de boissons (qu'on se le dise), mais la menthe à l'eau est ma boisson estivale. Je n'en bois pas avant juin ni après septembre, c'est un principe de vie (et il faut en avoir, nan parce que sinon, on fait n'importe quoi, franchement). Est-ce sa couleur chimique acidulée ? Sa fraîcheur si particulière ? Le souvenir des vacances de mon enfance qui étaient la seule période de l'année où j'avais droit aux boissons sucrées de ce style ? Je ne sais pas trop, toujours est-il que la menthe à l'eau, c'est mon petit plaisir de l'été.

Le petit déjeuner est mon ami
Oui. Ces temps-ci, c'est le moment de la journée où

- le calme règne encore sur le quartier (du moins si j'arrive à me lever avant le démarrage tonitruant du chantier)

- il fait encore frais (du moins si j'arrive à me lever avant le démarrage tonitruant du chantier qui m'oblige à fermer les fenêtres toute la journée)

- je fume la première clope de la journée (eh oui, dès le petit-déjeuner, si c'est pas malheureux), au frais et au calme, donc

- je renoue avec les Krisprolls, délaissés pendant de longues années et retrouvés récemment avec délice.

Si je m'écoutais, d'ailleurs, je ferais un billet sur le scandale du moment : celui des Krisprolls dorés. Mais je ne suis qu'amour et sérénité, donc je n'évoquerai ce véritable problème de société que brièvement ici. Voyez-vous, le Krisproll n'est rien sans sa moitié : dans la vie, il y a des Krisprolls plats et des Krisprolls bombés. Logiquement, dans un paquet de Krisprolls, même en tenant compte des aléas de la production industrielle de ces petites choses délicates, il devrait y avoir à peu près le même nombre de Krisprolls plats et de Krisprolls bombés (j'ai dit "à peu près", je ne suis pas du tout psychorigide, contrairement aux apparences, et me montre en règle générale tout à fait open à un léger surnombre de l'un ou l'autre des deux modèles).

Or donc, dans le dernier paquet de Krisprolls dont j'ai fait l'acquisition, j'ai dû croiser deux Krisprolls bombés à tout casser. Deux. Tout le reste, c'était du Krisproll plat.

Un scandale, une honte, me direz-vous (et vous aurez parfaitement raison), et surtout un vaste complot que je ne manquerai pas de dénoncer aux autorités compétentes.

(Parenthèse : sur un sujet connexe mais différent, lisez donc, pendant que vous y êtes, le billet de Princesse Soso sur le scandale des oursons en guimauve Sonia Rykiel).

Je vous laisse sur cette polémique qui ne manquera pas de faire des vagues (mais je ne m'en soucie guère sac de pommes de terre, tant je ne suis que bonne humeur et sourire à la vie) en vous souhaitant un bon vikand.

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