Dimanche dernier, 20h50. Pressée par les annonces de la caissière ("Mesdames et messieurs, le magasin va fermer ses portes dans 5 minutes. Veuillez vous diriger vers la caisse sans geste brusque et déposer vos armes sur le comptoir régler vos achats"), en rupture de stock de fond de teint, j'achète en toute hâte un tube d'une marque inconnue.

Verdict après utilisation : ledit fond de teint a exactement la même texture que les Gervita.

Troublée je suis.



(NB 1 : Non, je n'ai pas l'habitude de me tartiner de Gervita, et non, je n'ai pas mangé mon fond de teint - je te vois venir, lecteur qui as une légère propension à l'humour facile de ce blog).

(NB 2 : j'ai, comme dirait l'autre, une vie vraiment tout à fait fascinante, ces temps-ci, c'est indéniable. Bientôt, une critique théâtrale fine et spirituelle dont j'ai le secret, parfaitement au diapason avec mes vadrouilles traductologiques du moment - car rien n'est laissé au hasard, sur ce blog, nananan.)


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C'était ma pause-sourire de la journée, hier. Car oui, je suis très joueuse (sans doute un reste de mon enfance passée à batifoler parmi les dauphins dans les mers du Sud).



- Bonjour, c'est la société Machin, je souhaiterais parler à Mme Les Piles.

- Euh, Mme Intermédiaire s'teuplaît, on n'a pas gardé les vaches ensemble

- C'est ça.

- C'est moi.

- Madame, je fais suite au mailing que nous vous avons adressé au sujet de notre offre d'éthylotests.

- ... ??? ... ah ...

- Et je voulais voir avec vous quels étaient vos besoins en éthylotests en vue des fêtes de fin d'année.

- Euh, là, franchement...

- Votre entreprise va sans doute organiser des événements festifs pour le personnel ?

Aaaah, encore une qui croit que je suis à la tête d'une PME de cinquante personnes et que je cherche désespérément des façons de dépenser mes juteux bénéfices.

- Vous savez, mon entreprise, c'est une personne, hein.

Et tu le saurais si tu avais pris la peine de consulter la base de données de l'Insee avant de m'appeler juste parce que j'ai un numéro Siret Butler, cocotte.

- Ah...

- Alors vraiment...

- Et pour vous-même ?

- Plaît-il ?

- Eh bien pour vous-même, ou éventuellement votre conjoint, quand vous prenez la route ? Nous faisons aussi de la vente aux particuliers, pour les ménages qui souhaitent avoir une réserve de tests.

- Ben, mon compagnon ne boit pas d'alcool. Et moi, je n'ai pas le permis. Donc franchement, je ne vois pas ce qu'on ferait d'un stock d'éthylotests.

- ...

- Au revoir madame.

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Joliment dit #1


Inauguration d'une nouvelle catégorie de billets pas fatigants qui me permettront de répertorier de temps en temps (et quand ça me chantera, non mais d'abord) les formules bien trouvées, croisées au fil de lectures Internet ou pas, de tout poil et de tout temps.

Cette première palme de la formule revient à un contributeur du Blog art qui, parlant de la redoutable (et psychopathique ?) succession Hergé, écrivait en 2007 :



"(...) la fondation Moulinsart (à la fois gardien et marchand du temple)..."



Que c'est joliment dit.


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Jour J

g
The Man a [biiiiip] ans, aujourd'hui. Si j'avais la voix et le talent de Billie Holiday, je pourrais sans doute me contenter de lui chanter cette chanson fraîche et choupi comme tout que j'aime tant en guise de cadeau d'anniversaire.


Me, myself and I
Are all in love with you
We all think you're wonderful
We do

Me, myself and I
Have just one point of view
We're convinced
There's no one else like you

It can't be denied dear
You brought the sun to us
We'd be satisfied dear
If you'd belong to one of us

So if you pass me by
Three hearts will break in two
Cause me, myself and I
Are all in love with you

Me, myself and I
Are all in love with you
We all think you're wonderful
We do

Me, myself and I
Have just one point of view
We're convinced
There's no one else like you

It can't be denied dear
You brought the sun to us
We'd be satisfied dear
If you'd belong to one of us

So if you pass me by
Three hearts will break in two
Cause me, myself and I
Are all in love with you


Billie Holiday
Me, Myself And I (are All In Love With You)
Irving Gordon / Allan Roberts / Alvin S. Kaufman






Mais comme mon timbre de voix évoque davantage celui d'un hamster en cours d'écorchement (ou celui d'un traître à la nation (supposé) interrogé par Jack Bauer à coup de décharges électriques, c'est comme vous préférez), je crois que je vais essayer de trouver autre chose, comme cadeau.

D'ailleurs ça m'évitera un détriplement de personnalité, c'est pas plus mal.


Bon et bel anniversaire, amigo.
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Mulatu Astatqé

(Je ne fais que passer.)

(Samedi soir, Mulatu Astatqé, le père de l'Ethio-jazz, est sur France Inter.)

(Si vous avez mieux à faire, vous pouvez réécouter l'émission un bout de temps sur le site de la radio.)

(Deux-trois titres en attendant.)


(Franchement, ne loupez pas ça.)


(...)




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En ce moment, je n'ai vraiment...







J'ai des journées et des nuits un peu trop chargées pour écrivailler, ces temps-ci... En attendant le grand come-back de ta blogueuse dévouée (à la fin du mois si tout va bien), merci pour ton indulgence, lecteur miséricordieux de cet humble blog.

(Et merci à S. pour cet arrêt sur image godardien - je savais bien qu'il me servirait !)


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Vadrouille virtuelle


J'ai déjà remarqué ça par le passé : les documentaires touristico-exotiques m'arrivent souvent en tir groupé, à croire que mes chers clients se concertent avant de me les proposer (ceci n'étant qu'une autre facette du sombre complot déjà évoqué ici).

Or il se trouve que je ne suis pas fan-fan des documentaires touristico-exotiques, même si je les préfère légèrement aux animaliers (mon cauchemar personnel). Un de temps en temps, OK, ça va. Mais cette fois, lesdits documentaires touristico-exotiques (si tu trouves que j'abuse un peu des "ledit", "ladite", etc. ces temps-ci, n'hésite pas à te manifester, lecteur exaspéré de ce blog) m'occupent carrément tout septembre et octobre. Deux mois à voyager de façon parfaitement virtuelle (et sans trop d'émissions de CO2) aux quatre coins du monde, sur le principe, c'est plutôt sympa, mais je trouve ça tout de même un peu frustrant rapport à ma sédentarité totale depuis quelques années. Bon, et puis je dis "touristico-exotiques", mais certains sont juste "touristiques", pour être tout à fait franche (le Tyrol et les Monts Métallifères, c'est bien mignon, mais ça ne vaut pas la Patagonie, hein CG ?).

Mais je suis surtout frappée par le manque d'originalité de ces documentaires (qui ne font pourtant pas tous partie d'une même série, entendons-nous bien). A y regarder de plus près, je passe surtout ces deux mois à traduire des phrases parfaitement interchangeables : et que je m'extasie sur la beauté de la flore et la richesse de la faune (avec un petit couplet sur les menaces pesant sur lesdites (hem) flore et faune), que je te parle de l'amabilité des autochtones et de leur difficulté à préserver les coutumes locales face à la mondialisation, que je te filme le chercheur spécialiste des cétacés/des lièvres de Patagonie/des raies manta en train d'étudier ses bestioles favorites, et que je te chante les louanges des réalisations é-pous-tou-flantes de l'artisan du coin... Je schématise un peu, mais les formules sont les mêmes d'un documentaire à l'autre, les procédés rhétoriques se retrouvent presque mot pour mot, si bien qu'en gros, tout le monde dit la même chose sur tout.

Du coup, pour ne pas avoir l'impression de livrer plusieurs fois la même traduction, il faut introduire de subtiles variations (et la subtilité, c'est un peu ma marque de fabrique, on le sait).



Comparons :
"Palau est un paradis terrestre... mais un paradis en sursis."

vs.

"La Patagonie est un petit coin de paradis sur terre, mais pour combien de temps encore ?"

vs.

"Mais les îles paradisiaques des Petites Antilles sont aujourd'hui menacées."



Autres variantes plus ou moins proches envisagées pour les prochains docus :

"Ce cadre idyllique ne saurait faire perdre de vue le danger qui menace X."

"Derrière cette façade idyllique/paradisiaque se cache une réalité bien sombre."

"Mais cette nature enchanteresse court aujourd'hui un grand/grave danger."



Alors certes, l'exemple en question n'est pas très pertinent témoigne surtout d'une prise de conscience généralisée de l'urgence écologique, ce qui au fond n'est pas plus mal. Mais tu auras compris mon propos, lecteur perspicace de ce blog : faudrait que les documentaristes songent à renouveler leur façon de parler... et peut-être faudrait-il aussi que les chaînes de télévision songent à renouveler leurs cahiers des charges qui uniformisent de façon troublante ces programmes à vocation dépaysante - lesquels sont au final d'une banalité sans nom.


Bon, sinon, parce que je n'aime pas partir à l'aventure sans préparation, j'ai soigneusement balisé mon parcours qui est je le rappelle purement virtuel, ce qui montre une fois de plus à quel point j'ai besoin de vacances :





Et puis, lasse de consulter Google Maps qui est bien gentil mais fait drôlement ramer mon ordi déjà au bord de l'arrêt cardiaque, j'ai résolument investi :




Enfin, j'ai dévalisé le rayon "Guides de voyage" de ma médiathèque, - que les vacanciers tardifs du 17e arrondissement me pardonnent. Voyant arriver ma pile de bouquins sur la Finlande, l'Argentine, les Antilles et la Slovénie, le gars derrière son comptoir s'est d'ailleurs exclamé : "Oh, ben dites donc, vous vous préparez un sacré voyage !".


L'espace d'un instant, je l'avoue, j'ai envisagé la strangulation pure et simple.


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Nostalgie sélective


Dans la foulée de cet après-midi en terrasse avec I., ma semaine a été marquée par une bouffée de nostalgie dublinoise.

Nostalgie qui porte essentiellement sur deux choses : les librairies et la bouffe (outre le fait que les Irlandais sont généralement des gens sympas qui me manquent beaucoup aussi, hein).




Librairie The Winding Stair, juste derrière le Ha'penny Bridge.





Un intrus s'est glissé dans ce montage, sauras-tu le retrouver ?




Dans cette poignée de produits alimentaires, beaucoup (tous ?) peuvent être trouvés sans trop de difficulé à Paris, mais c'est moins exotique drôle que d'aller faire ses courses au Tesco du coin.

Et bizarrement, à une exception près (le brown soda bread), toutes ces petites choses sont plus anglaises qu'irlandaises. Mais je n'ai aucune nostalgie (ou si peu) de mes années anglaises. Allez comprendre...

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Honteux coupage d'herbe sous pied


Cher lecteur à majorité dirtydancingophile de ce blog, apprends par ces quelques lignes que pas plus tard qu'aujourd'hui, je m'apprêtais à te parler de ma ligne de téléphone fixe qu'était en panne.

Pas de tonalité, rien, un néant téléphonique des plus angoissants.

Le sujet était idéal (quoique moyennement original) pour une râleuse professionnelle comme ta blogueuse dévouée. Car oui, ta blogueuse dévouée aime râler, c'est même un peu son activité favorite quand elle n'est pas en train de réfléchir à l'avenir du monde avec Kofi Annan ou de sauver les antilopes du Tibet de se faire une manucure ou de zapper mollement, avachie sur son canapé.

Un truc de ouf, cette panne de téléphone.

Une saga passionnante promettant moult rebondissements.

Mieux encore, une saga qui allait te passionner, je le sentais (car j'avais, comme on dit de nos jours, un bon feeling).


Mais France Télécom m'a abruptement coupée dans mon élan en rétablissant ma ligne au bout de même pas 24 heures.

Je me suis sentie un peu con mais pas que.


J'aime pas qu'on m'empêche de râler.


Je me sens frustrée dans mon identité profonde.

...


Quoique, l'empêcheur de râler en rond me donne l'occasion de râler quand même, donc tout bien considéré, je n'ai peut-être pas complètement perdu ma journée. Pour s'en assurer, il faudrait comparer la râlerie induite par le zèle de France Télécom et la râlerie loupée en raison dudit zèle. Ce qui sous-entend d'élaborer une unité de mesure de la râlerie, chose qui n'a à ma connaissance pas encore été faite - mais c'est une tâche à laquelle il ne me déplairait pas de m'atteler à mes heures perdues, si le CNRS se montrait disposé à débloquer des fonds pour faire avancer la recherche sur cette question importante.



Quelqu'un a les coordonnées d'un bon psy dans le 17e ?


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Jack is back (mais dans quel état, j'vous demande un peu)



Le coffret de la saison 7 de 24 heures chrono est environ trois fois moins épais que tiens, ben celui de la saison 2, par exemple.


Et maintenant que j'ai visionné quelques épisodes de ladite saison 7, j'ai compris pourquoi.


C'est parce que la saison 7 de 24 heures chrono a l'air environ trois fois moins bonne que tiens, ben la saison 2, par exemple (et pourtant, la 2, c'est pas la meilleure, hein, on est bien d'accord... rapport à Kim Bauer qui monopolise inutilement le tiers de l'intrigue dans un "subplot" sans intérêt aucun).


Genre, j'étais prévenue, quoi.


Genre, j'peux pas me plaindre, quoi.



(Et en même temps, faut-il attendre beaucoup d'une série qui en est à sa 7e saison ?)

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Kulture, quand tu nous tiens


[Mode foutage de gueule on]

La journée aurait dû être kulturelle, avec un grand K.

I., une vieille copine de Dublin vivant maintenant à Hambourg, était à Paris pour quelques jours et avait fait signe à votre blogueuse dévouée pour passer quelques heures avec elle. Ladite blogueuse avait accepté avec joie.

A ce stade, je me rends compte que je parle de moi à la troisième personne et je redresse le cap.

Afin d'être à la hauteur de notre réputation de kultureuses urbaines sophistiquées, nous avions décidé d'aller voir non pas une, mais deux voire trois expositions qui promettaient d'être intéressantes, enrichissantes, peut-être chiantes et propres à nous inciter à une intense méditation sur notre condition humaine (trop humaine). Ceci afin de susciter d'intéressants, enrichissants, etc. échanges entre nous un peu plus tard dans la journée autour d'un verre de vin et d'aborder des thèmes tels que "la sacralisation du repas dans la photographie contemporaine" (sujet 1, expo 1), "la représentation de la classe moyenne dans la photographie britannique" (sujet 2, expo 2), voire "Toulouse Lautrec, affichiste et précurseur du graphisme contemporain" (commentaire de document, expo 3 en bonus au cas où on aurait le temps).

[Mode foutage de gueule off]

Autant vous dire que rien ne s'est passé comme prévu.

D'ailleurs à la réflexion, avec I., rien ne se passe jamais comme prévu. C'est ce qui est cool avec I., on va dire : le côté imprévu et imprévisible. Mais bon, je vous donne quand même le truc : ne laissez pas I. vous organiser des après-midis kulturelles, ou alors vérifiez en douce les heures d'ouverture des expos de votre côté avant d'y aller.

Rendez-vous à la Villette pour l'expo numéro 1. L'expo numéro 1 est ouverte du mercredi au dimanche. Dommage, on est lundi.

Métro ligne 7, promenade rue de Rivoli, arrivée au Jeu de Paume pour l'expo numéro 2. La salle du Jeu de Paume est fermée le lundi.

Pas grave, on est toujours grave motivées. Repromenade rue de Rivoli, direction le musée des arts décoratifs pour l'expo de repli numéro 3. Le musée des arts décoratifs est fermé le lundi.


(Au passage, c'était pas le mardi, le jour de fermeture des musées, dans le temps ?)


Il ne restait plus qu'à aller s'affaler à une terrasse quelque part vers les Halles.

Bilan de la journée :

- J'ai attrapé un rhume. Il faisait vraiment frisquet sur cette terrasse.
- Je n'ai vu aucune exposition intéressante, enrichissante, peut-être chiante et propre à m'inciter à une intense méditation sur ma condition humaine (trop humaine).
- I. m'a déprimée en me racontant sa rupture avec son cher et tendre de longue date.
- I. s'est déprimée toute seule en me racontant la mort de son chat chéri dont j'ai malheureusement oublié le nom, lequel était pourtant pittoresque.
- Les verres du bistrot portaient des traces de rouge à lèvre. Classe et toujours agréable.
- Le plaisir de parler anglais avec I. m'a été grandement gâché par nos voisins de table qui s'engueulaient en allemand, ce qui a perturbé mon cerveau déjà embrumé par le rhume naissant et plus habitué à jongler entre les langues comme autrefois.


J't'en donnerai, tiens, des journées entre kultureuses urbaines et sophistiquées.


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Ce matin, en tentant de repousser le plus possible le moment de me mettre au boulot jetant un rapide coup d'oeil à ma page d'accueil sur Facebook, j'ai repéré que six de mes "amis" parlaient de Dirty Dancing dans leur statut.

Prise d'un affreux doute, j'ai gougueulé le titre de ce film culte et me suis pris la triste nouvelle comme une gifle en pleine poire.

Il est mort, celui qui courait après son destin comme un cheval sauvage.

Rien ne sera plus comme avant.






Spéciale dédicace au passage à l'auteur du doublage français de Dirty Dancing qui sut envoûter une génération d'adolescentes (voire plusieurs) avec ses dialogues aussi naturels que percutants (traduire "Your father has been great" par "Ton père a été grand", c'est quand même trop fort).

Qu'est-ce qu'il est pourri, ce film, quand même... Je précise que je ne l'ai vu que trois fois : une diffusion télévision au début des années nonante (lors d'une soirée passée chez ma copine C., on était totalement au premier degré), une re-vision en Angleterre le jour de la St Valentin 1999 dans un amphi bourré d'étudiants hilares (avec ma copine B., on était totalement au quinzième degré), et me semble-t-il une re-re-vision il y a deux ou trois ans à la télévision française. Et vous, lectrices endeuillées de ce blog, combien de fois avez-vous vu le caricatural Patrick virevolter sur la pellicule ?



J'en profite pour inaugurer un tag "plaisirs coupables" sur ce blog, tiens.


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Ouah...


Un mystérieux lecteur est arrivé ici via la version belge de gougueul en tapant

tradwirion en inglich tu me bazra pas je suis trop selebre




Ouah...


(Et ça veut dire quoi ?)

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Pub, copinage et compagnie


Ça faisait longtemps que je n'étais pas passée sur le site de L., un ami d'amis que je croise de loin en loin à Strasbourg chez nos potes communs autour d'une bouteille de vin et d'excellentes saltimbocche à la romaine.

Outre le fait qu'il a beaucoup d'humour et disserte volontiers (et avec brio) sur le caractère hautement politique de la série des Schtroumpfs ou l'homosexualité de Tintin, L. écrit et écrit bien. Des récits de voyage, des scénarios de BD, des nouvelles...

L. ayant mis en ligne cet été un extrait de son récit Ici-bas*, votre blogueuse dévouée saisit la balle au bond (vous visualisez ?) et vous invite à aller jeter un coup d'oeil à ce qu'il fait.

Vive le copinage sain et constructif.



*Ici-bas : "Histoire de Pancho Villa, acrobate par héritage et naine par accident, telle qu’elle fut contée à la terrasse du vieux Shlomo, tenancier d’un bar de plage à Tabara, Mundo Sul, en un récit édifiant venant sans aucune espèce de note, commentaire savant, illustration à la pointe sèche ou planche anatomique." Si si !


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De l'art du devis


L'art du devis. Oui, l'art, zavez bien lu.

Parce que ça n'a l'air de rien, comme ça, mais établir un devis, c'est tout un truc. Euh, tout un art, donc.

Surtout quand Cliente A. t'envoie systématiquement des textes sur papier. Du coup, avec les textes de Cliente A., tu ne peux pas utiliser la fonction "Statistiques" bien pratique de Word (menu Outils), qui permet de savoir combien de mots ou de caractères comporte le texte source qu'on te demande de traduire. Et puis Cliente A., quand elle t'envoie un texte sur papier, ce n'est pas un texte tout bien dactylographié, net et bien lisible, que tu pourrais par exemple envisager de scanner et de passer à l'OCR pour récupérer un fichier texte exploitable sur ton ordi du 21è siècle. Noooooon, Cliente A., elle aime bien t'envoyer des vieux textes faxés et/ou photocopiés à plusieurs reprises, tout baveux, quoi, et quand tu les scannes pour les passer à l'OCR, ça donne des successions de lettres et de chiffres qui ne veulent rien dire. Parfois, elle t'envoie même trois pages en typographie gothique, parce que bon, c'est vachement plus lisible.

Et malheureusement pour moi (enfin toi, mais tu as compris, lecteur fut-fut de ce blog, que toi, c'était moi, dans le paragraphe qui précède - non, c'était pas clair ?), Cliente A., elle veut toujours des devis. Comme je ne l'ai jamais rencontrée en chair et en os, je suppose que Cliente A est en fait un démon malfaisant et sadique envoyé sur terre par Gutenberg pour me nuire jusqu'à la fin des temps (parce que Gutenberg, là-haut, il doit trouver que le traitement de texte, ça va cinq minutes, mais que rien ne vaut un bon vieux texte imprimé en gothique. Et si vous voulez mon avis, il attend tranquillou que Bill Gates passe l'arme à gauche pour se friter avec lui, bicoze sans Bill, on n'en serait pas là, ma bonne dame).

Donc quand les documents de Cliente A. arrivent au courrier, je soupire. Et j'applique la méthode suivante :



Je compte le nombre de caractères par lignes sur cinq à dix lignes. C'est long. Je fais une moyenne. Comme j'ai de la chance, les textes de Cliente A. sont généralement étalés sur plusieurs colonnes de largeurs différentes. Il faut donc faire une moyenne colonne par colonne, page par page. C'est très long.

(Vous noterez sur cette magnifique photo que le texte de Cliente A. est de surcroît imprimé sans majuscules. Précisons pour les non-germanistes que tous les noms communs prennent une majuscule en allemand, donc c'est très fatigant pour les yeux, ces minuscules partout. Quand je vous dis que Cliente A. veut ma perte.)

Pour chaque colonne, je compte le nombre de lignes et calcule le nombre (approximatif) total de caractères. Au terme d'une savante succession d'additions et de multiplications, j'obtiens grosso modo le nombre de caractères du texte source. Je dis "savante" parce que je suis littéraire ET blonde, hein. Pour le commun des mortels, c'est sans doute beaucoup plus facile.

Ensuite, arrive la délicate question du coefficient de foisonnement. Derrière ce joli terme qui fleure bon la générosité et les statistiques, se cache le pourcentage moyen d'augmentation que présentera le texte cible par rapport au texte source. Pour une traduction de l'allemand en français, généralement, on estime qu'il faut multiplier le nombre de mots par 1,20 (soit un coefficient de foisonnement de +20%).

Mais au fil des tâtonnements j'ai cessé d'appliquer ce coefficient de foisonnement tel quel. Naaaan, trop simple. Je préfère partir du nombre de caractères et non du nombre de mots. Parce que "le nombre de mots", en allemand, ça ne veut pas dire grand chose, vu qu'on a le droit de coller plein de mots ensemble pour en faire de nouveaux (une sorte de valisage permanent). Ainsi,
"Rindfleischetikettierungsüberwachungsaufgabenübertragungsgesetz"
(1 mot, donc, même si ce n'est pas le plus courant) se traduit par "loi sur le transfert des obligations de surveillance de l'étiquetage de la viande bovine" (15 mots), on est donc très loin des 20%.
Du coup, j'applique un coefficient de foisonnement de 10% sur le nombre de caractères. Et l'étape suivante (quel suspense, les amis, quel suspense, j'en ai des frissons moi-même) permet d'ajouter une petite marge de confort à mon calcul .

Si tu me suis toujours, lecteur attentif dont le crâne commence à fumer légèrement de ce blog, j'obtiens ainsi le nombre approximatif de caractères du futur texte cible, c'est-à-dire celui que je rendrai en français.

Comme Cliente A. est habituée à un tarif au mot, je divise le total par six. Parce que six, il paraît que c'est grosso modo la moyenne du nombre de caractères des mots de la langue française. Je ne suis pas allée vérifier, hein, c'est Cliente O. qui me l'a dit et qui utilise cette méthode pour évaluer à l'avance le volume des traductions qu'elle me file (parce que Cliente O., contrairement à Cliente A., a été envoyée sur cette terre par les Bisounours pour me simplifier la vie et me fournir des devis tout faits appelés des bons de commande). Cette division par 6, associée au coefficient de foisonnement de 10% précédemment évoqué, me permet d'obtenir le nombre de mots du texte cible avec une précision acceptable si l'on songe que le but du devis est de donner un ordre de grandeur au client en termes de prix, sans le faire fuir en surévaluant trop le volume du texte final, mais en étant quand même relativement généreux dans l'évaluation, afin de lui éviter une crise cardiaque au moment de payer la douloureuse.

Bon, une fois que j'ai le nombre de mots (fictifs) du texte cible (fictif), je n'ai plus qu'à arrondir à la centaine supérieure, à multiplier ça par mon tarif au mot, à calculer la TVA et à envoyer le tout, zou, à Cliente A. pour validation.

Elle valide toujours.

Systématiquement.

A se demander pourquoi elle veut des devis.

A se demander pourquoi je me donne le mal d'en faire.

A se demander pourquoi j'y consacre une bonne heure à chaque fois (oui, une blonde qui compte, c'est pas rapide).

A se demander...


Pff. Démon sadique et malfaisant, va.


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Nouveau mot du jour, en français pour changer :



schtroumpfage


Contexte : terme entendu sur BFM radio une nuit d'insomnie (ne me demandez pas pourquoi j'écoute BFM radio la nuit, je ne le sais pas moi-même).

Ce n'est pas : le procédé consistant à remplacer tous les noms par "schtroumpf" et tous les verbes par "schtroumpfer" (ex : "Je compte schtroumpfer un schtroumpf pour le schtroumpf-nique du Grand Schtroumpf").

C'est :

Selon le ministère de la Défense, une technique de blanchiment d'argent qui consiste à "fractionner les dépôts afin de rester en-deçà du seuil de déclaration obligatoire. Bien que fastidieuse et nécessitant une main d’oeuvre abondante, la technique du fractionnement demeure largement utilisée au stade de l’introduction de l’argent sale dans le système financier."

Wikipedia nous reformule les choses ainsi : "Le schtroumpfage est probablement la méthode la plus courante de blanchiment d’argent. Cette méthode nécessite l’implication de nombreuses personnes dont le rôle consiste à déposer des sommes en espèces dans des comptes bancaires ou à se procurer des traites bancaires de moins de 10 000 de la monnaie du pays afin d’éviter le seuil de déclaration."

Le petit plus linguistique de Tatie Les Piles :

Fort logiquement, en anglais, cette pratique est désignée par le terme "smurfing". Mais le smurfing est aussi une technique de piratage dans le domaine informatique. Incrédibeul.


Je ne verrai plus jamais les Schtroumpfs de la même façon.




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Décidément, Facebook nous tire vers le haut


Ben si, du poids : tu suis, cocotte ?



Je ne veux même pas savoir ce que signifie "grass" dans ton monde étrange
où les conjonctions de subordination semblent avoir perdu leur raison d'être,
petit personnage grimaçant.

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Sache, lecteur curieux à l'oeil vif et au poil souple, que sous l'épaisse carapace de cynisme de ta blogueuse dévouée se cache un petit être sensible et traumatisé. Oui, traumatisé linguistiquement parlant il y a plusieurs années. Par un film.

Ce navet film a un titre : Stalingrad (Enemy at the Gates) et un coupable réalisateur, Jean-Jacques Annaud, le môssieur qui m'avait fait pleurer comme c'est pas permis quand j'avais sept ans en filmant une maman ours tuée par un vilain chasseur (mais en même temps je me souviens avoir trouvé que le sang de la bête ressemblait quand même beaucoup à de la peinture, bizarre). Autant dire qu'il y avait de quoi se méfier, question traumatismes, avec Jean-Jacques.

Pourtant, même si, à l'époque de sa sortie, j'allais voir les trois quarts des films qui passaient dans les salles obscures, il faut avouer que Stalingrad avait certains atouts sur le papier :

- un atout esthétique, tout d'abord, à savoir Jude Law et Ed Harris dans les rôles principaux, ce qui promettait un rinçage d'oeil complet deux interprétations de qualité.

- un alibi atout culturel, ensuite, à savoir un sujet historique germano-russe tourné par un français, ce qui promettait un mix intéressant et 2h10 de blabla dans deux de mes langues préférées.




Pleine d'espoir, les yeux brillants, je pris donc le bus pour gagner l'unique cinéma de la ville qui projetait ce film en VOST, un UGC impersonnel situé sur une zone commerciale glauque (je vivais en ce temps-là dans une bourgade peu propice à l'exercice d'une cinéphilie débridée - bourgade dont je tairai le nom parce que je suis sympa).

2h10 plus tard, laissez-moi vous dire que j'avais vu une belle bouse. 2h10 d'une grosse machine américaine sans âme. 2h10 passées à écouter des accents britanniques et américains sortant de la bouche de personnages censés, quand même, rejouer le siège d'une ville russe par l'armée allemande. 2h10 d'explosions répétitives et de romance à deux balles (juste pour caser Rachel Weisz avec Jude Law, un procédé hon-teux).

Petit aperçu (je rappelle que pour faire une bande annonce, en théorie, on prend les meilleures scènes du film) :





Atterrant.

J'ai su être forte, cacher cette blessure profonde. Mais depuis ce jour funeste, je suis restée traumatisée, effarée notamment par le manque de discernement qui avait conduit des gens à faire un film où tous les personnages étaient censés être russes ou allemands, alors que tous les acteurs parlaient anglais (seriously, did you really think no one was gonna notice?). Triste à l'idée que ce soit un Européen qui signe la réalisation d'un tel film - un homme issu d'un continent où l'on se pique de faire du cinéma d'auteur et de ne pas tomber dans les mêmes travers que les grosses productions américaines.

Longtemps, donc, je fus fort marrie.


Mais réjouis-toi avec moi, lecteur qui as déjà envie d'aller cliquer ailleurs mais tu vas me faire le plaisir de lire cet article jusqu'au bout, non mais. Car ô joie, mon "traumatisme de Stalingrad" est aujourd'hui dépassé.

Dépassé, disparu, que dis-je, envolé, grâce à Inglourious Basterds, le film dont, au passage, le titre va conduire des générations d'élèves à écorcher l'orthographe anglaise. Le film dont je ne suis d'ailleurs même pas sûre de savoir orthographier correctement le titre. Peu importe, restons sur notre sujet.

Sur le papier, pour le coup, Inglourious Basterds n'avait pas que des atouts : un réalisateur 100% américain vraisemblablement soumis à d'importantes contraintes de production et de distribution. Un sujet historique germano-britannico-américano-français que les Américains ont plutôt l'habitude de voir traiter en anglais parce que let's face it, c'est vachement plus simple.

Et pourtant, Quentin (je peux t'appeler Quentin ?) a choisi de faire un film trilingue bien équilibré (et même quadrilingue, encore que l'italien ait une place, disons, moindre, dans l'oeuvre). Les Anglais et les Américains parlent anglais, les Allemands parlent allemand, les Français parlent français. Mieux, les langues se mélangent et sont au coeur même de l'intrigue : les occupants allemands parlent aussi anglais ou français lorsque cela sert l'histoire (voire, l'Histoire, lorsqu'un haut gradé allemand sort cette phrase mythique : "Let's discuss the prospect of ending the war tonight" à deux Américains quelque peu surpris), les Anglais et les Américains parlent allemand quand ils essaient de se faire passer pour des SS, et même les Français parlent un peu anglais ou allemand (mais pas trop-trop, parce que visiblement, les langues, c'est pas leur fort, déjà à l'époque). Le léger accent de tel personnage va le trahir, le très fort accent de tel autre est un gimmick ou un élément de farce. On passe sans cesse d'une langue à une autre avec une grande cohérence et sans que cela manque de naturel, c'est un pur bonheur de linguiste.

Alors oui, ce film m'a plu. Mais même si ça n'avait pas été le cas, je trouve qu'il mériterait un coup de chapeau pour cet effort méritoire et pour le résultat obtenu. Si j'en ai l'occasion (yeah, right!), je crois que j'irai le revoir rien que pour revivre ce rare plaisir.

Merci Quentin.


PS : Bon, par contre, pourquoi avoir sorti une version doublée de ce film ? Considérations commerciales, blabla, tout ça, d'accord. Mais où est l'intérêt ? Comment doubler ÇA ? Une consoeur doit prochainement écrire un article sur la réalisation du doublage d'Inglourious Basterds pour le blog de l'ATAA, je suis assez curieuse de lire ça...


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Crazy job


Dans le générique de Frost-Nixon, l'heure de vérité, il y a un gars, Joe Biggins, qui a le titre d'"inflatable crowd supervisor".

J'essaie de visualiser.

Edit : comme je suis curieuse (et que je n'ai vraiment que ça à faire), j'ai cherché et trouvé. Il s'agit bien de foules - littéralement - gonflables. Ça laisse songeur.
Photo explicative et lien à consulter.




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C'est moi, ou... ?


J'ai trouvé ça, sur GoogleBooks, en cherchant à vérifier un point de civilisation allemande (par charité, je ne vous donnerai pas la référence de cet ouvrage cohérent et bien documenté, mais vous pouvez le retrouver en quelques clics et le déconseiller vivement à vos amis étudiants germanistes) :





On s'étonne, après, que les gens trouvent que l'allemand c'est compliqué...


En même temps, ce n'est peut-être qu'une hallucination de plus due à la fatigue. Tout à l'heure en passant rapidement sur la page d'accueil du site de France Inter, j'ai bien cru que le roi Lear en personne était l'invité d'une émission de la station.

Jusqu'à ce qu'un examen plus approfondi de ladite page d'accueil me permette de comprendre qu'il s'agissait d'Amanda Lear invitée au Fou du roi.


Je vais me coucher.


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Le retour du preux chevalier


"Victoire !" s'écria Neveu S. (trois ans et demi) en faisant des moulinets avec son épée imaginaire. "J'ai encore estourbi un tricératops !"

C'est à cet instant qu'il se prit les pieds dans les rails du train en bois et s'étala de tout son long, frôlant dangereusement au passage la tête de Nièce A. (10 mois), laquelle était justement en train d'explorer le salon en mode reptation. Cette dernière, imperturbable et parfaitement inconsciente du drame auquel elle venait d'échapper, poursuivit sa route sans sourciller et sans même chouiner.

Une fois l'émotion passée, votre blogueuse dévouée sentit se refermer sur elle l'étau de l'un de ces cruels cas de conscience qu'elle commençait à bien connaître dans le cadre de sa jeune (mais intense) carrière de tata : fallait-il féliciter l'apprenti chevalier pour la richesse de son vocabulaire ("estourbi", punaise !) et sa connaissance des sauriens du Crétacé, ou lui répéter pour la troisième fois, en haussant légèrement le ton, qu'il devait vraiment faire attention à sa soeurette et éviter de tomber maladroitement sur elle en l'écrasant ?

Elle opta à regret pour la seconde solution (once a bad cop, always a bad cop).

Et ne manqua pas de se dire une fois de plus in petto que décidément, cet enfant était un intellectuel.



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I love your blog (so much)


Ça m'était complètement sorti de la tête, mais au milieu du tourbillon pré-vacancier dans lequel j'ai failli mourir aspirée début août, j'ai reçu un charmant prix décerné par Gingko, une blogueuse qui cueille les étoiles par ici, outre-Rhin, fait de très chouettes réalisations en couture qui me laissent admirative, affronte sans faillir un Landratsamt fort récalcitrant, et part à Berlin dans trois semaines, ce pour quoi je ne la félicite pas. Merci Gingko !


Rappelons le principe :

1. Afficher le logo du prix sur son blog (ayé, c'est fait - qu'il est mimi, ce logo).

2. Afficher le lien de la personne qui a attribué la récompense (done that too).

3. Désigner 5 autres blogueurs qui vont recevoir également ce prestigieux prix.

Je vous le dis tout de suite, c'est ici que ça se corse : je suis bien trop de blogs pour en sélectionner cinq, comme ça, au débotté. Mais puisque Gingko a déjà récompensé plusieurs blogs que je lis régulièrement... puisque les blogueurs-que-je-vois-parfois-dans-la-vraie-vie connaissent déjà mon attachement à leur prose bloguesque... puisque tout ça-tout ça, quoi, je vais restreindre cette sélection aux blogs estampillés "Educ Nat" - j'en lis beaucoup, pour une raison qui m'échappe à moi-même (peut-être inconsciemment pour me dissuader toute seule de me reproduire un jour), et il y en a une bonne tripotée qui vaut la peine d'être suivie.

Voici donc les cinq finalistes par ordre alphabétique (et sans préférence) :

Buongiorno Professoressa (Eluise Reloaded)
Educator
Elise Titane (en lui souhaitant de retrouver très vite l'envie de bloguer)
Foodamour
P'tite maikress

(J'en profite pour appeler la demoiselle de Strawberry Redux à reprendre ses activités blogosphériques. Six mois de pause, ça suffit amplement, non mais.)

Hum.


4. Laisser un message sur le blog des primés pour les avertir.

Et c'est là que ça se re-corse. Parce que je ne me vois pas du tout les prévenir, ces gens que je ne connais point - timidité oblige. Alors à part pour Elise Titane qui passe parfois par ici, je crois que ce prix restera très, très confidentiel.


C'est grave, dites ?

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