Les armes : une fin de paquet de Krisprolls, deux yaourts remonte-moral et presque plus de clopes.

L'heure : 01:32.

La petite formalité qui reste : la relecture.



Il est clair que je n'ai jamais été si près du but.

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Etat d'esprit du moment





A vendredi !

Ou pas.
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L'ombre d'un doute


L'insécurité n'est décidément pas un vain mot, par chez moi. L'aut' midi matin, j'ouvre l'oeil vaguement, couchée sur le dos, et je vois un truc qui me paraît bizarre, sur la bibliothèque jouxtant mon lit (t'as vu comme j'emploie des tournures trop moches, lecteur atterré de ce blog ?).




Une masse sombre et menaçante, loin, loin au-dessus de moi.

(Bon, il faut savoir que

1. je suis complètement myope et dors sans lentilles, donc tout cela était pour moi beaucoup plus flou que cette splendide photo.

2. j'avais un peu de fièvre, ce jour-là, ce qui n'arrangeait pas ma perception du monde.)


Tout de même, je trouve mes lunettes en tâtonnant un peu (comment veux-tu trouver des lunettes rapidement quand tu ne vois rien, hein ?) et, prise d'une sourde angoisse, je regarde de plus près à quoi j'ai affaire.



J'ai cru avoir été télétransportée dans un gag de BD un peu élémentaire, où il y a toujours un seau rempli d'eau (ou de peinture) en équilibre au-dessus d'une porte prêt à tomber sur le héros (ou le méchant). Je ne sais pas pourquoi, j'ai éclaté de rire.

Mais mine de rien, c'est dangereux ce genre de chose en équilibre au-dessus d'un lit, non ?

Si ça se trouve, d'ailleurs, c'est une embuscade tendue par The Man pour m'éliminer et récupérer l'héritage le PEL ma collection de cartes téléphoniques. Oui, je te le concède, lecteur perplexe de ce blog, j'ai sans doute vu Hantise (de Cukor) deux ou trois fois de trop.

Ou plus simplement, mon cher chantier fait tellement trembler l'immeuble que ce coffret de bouquins s'est déplacé tout seul, à l'instar des fenêtres, qui ne ferment carrément plus à quelques semaines de l'hiver, et des murs eux-mêmes, qui sont tout craquelés et lézardés.

(Tiens, histoire de rester dans le doux monde de l'enfance, y a pas une scène de Carrie où Sissy Spacek se prend un seau plein de sang sur la tête ?)




Quand je vous dis que je vis dangereusement.


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Lève-toi et marsse (toussuite !)


Nièce M. : Papa 'l a mal au pied ?

Tatie Les piles : Euh, oui, enfin plutôt à la jambe.

Nièce M. : Léoù, le bobo ?

Tatie Les piles : Rhha, c'est un peu compliqué. On peut pas le voir, le bobo, il est à l'intérieur de la jambe.

Nièce M. : Mais le kteur, il vient foigner Papa. Et Papa marsse.

Tatie Les piles : Oh ben oui, bien sûr. Mais tu sais, ça va prendre un peu de temps, tout ça.

Nièce M. : Naaaaan !

Tatie Les piles : ???

Nièce M. : Nan, naaaaan !!! Le kteur, il vient foigner Papa et Papa marsse ! Toussuite ! Mainnant !


C'est beau, d'avoir une telle foi en la médecine à un si jeune âge, hein... ( et c'est tellement émouvant de constater mois après mois que la demoiselle a hérité du même caractère de cochon que son père, sa tante et son oncle).


****


Petit bulletin d'information du dimanche matin :

Ça y est, gentil lecteur solidaire, tu peux lâcher toutes tes planches de contreplaqué, troncs d'arbres et autres tables basses en teck : Frère L. est debout sur béquilles et on lui a ENFIN prescrit le bon mix d'anti-douleurs, ce qui fait qu'il souffre beaucoup moins et est défoncé euphorique une bonne partie de la journée. Youpi !

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Pas envie


Parfois, il y a des mots que je n'ai même pas envie de traduire.

La Sehnsucht allemande dont j'ai parlé il y a quelque temps ici en fait partie. Dans la même langue, il y a aussi, en vrac "Zeitgeist", "Lust", "Anordnung", "Vergänglichkeit", "Ventil" (au sens figuré), plein de mots qui commencent par le préfixe ur-, le verbe "werben" et d'autres qui ne me viennent pas à l'esprit là tout de suite.

Je ne sais pas pourquoi, ce sont des mots que je trouve tellement parfaits en allemand que ça me semble presque un petit peu criminel de leur chercher un équivalent français qui soit sera incomplet, soit me semblera décalé par rapport à l'original.

Un exemple. "Ventil", au sens figuré, c'est une soupape ou un exutoire. Oui mais voilà, parfois, "soupape" me paraît un peu trop parlé, et "exutoire", un peu trop soutenu, ça dépend du contexte. Bref, ça ne me satisfait pas toujours. Mais il y a autre chose : depuis que j'ai vu Klaus Kinski dans une vieille interview déjantée déclarer, avec son regard de fou à lier et en faisant de grands moulinets avec sa clope (c'était un talk-show des années 70), que le métier d'acteur avait été "ein Ventil" pour lui, je ne peux plus entendre ni lire ce mot sans penser à Kinski, qui est à mes yeux un acteur tellement, tellement allemand, que non, non, non, vraiment, je ne peux pas traduire "Ventil", c'est un mot parfait comme il est, ne me forcez pas à le traduire, s'il vous plaît, soyez sympa. (Lecteur germanophone de ce blog, si ça t'amuse, l'interview en question est visible sur YouTube en quatre parties, dans une qualité assez moyenne et avec un gros problème de synchronisation entre l'image et le son (ça fait envie, hein ?) ; le passage en question se trouve là à 6 mn 40 environ)

Côté anglais, il y en a beaucoup aussi. Des mots comme "membership" ou "leadership", par exemple (les trucs en -ship, quoi). "Pattern" ou "achievement", dans certains contextes ; "reliance" ou "involvement", parfois.

Et puis voilà que j'écope cette semaine d'une vidéo d'entreprise à traduire où il est question d'"empowerment in leadership".

C'est mon petit cauchemar linguistique personnel qui se réalise.

"Empowerment", l'un des pires mots que je n'ai pas envie de traduire. Un mot qui dit tellement ce qu'il veut dire qu'on dirait de l'allemand (les germanistes comprendront : l'allemand est une langue extrêmement concrète, où beaucoup de mots sont construits comme du Meccano, en assemblant des préfixes, des racines et des suffixes très parlants). "Autonomisation", "capacitation", "émancipation", tout ça, c'est bien joli (euh, non, en fait, c'est très moche, surtout "capacitation"), mais ça ne me plaît pas, pas du tout, même. Il n'y a pas la racine "power" qui est cruciale dans l'effet produit par le mot, ça ne va pas du tout. Il paraît qu'on emploie volontiers le terme anglais même en français, mais c'est un peu trop facile à mon goût. Et j'ai quand même une soixantaine de sous-titres sur le sujet (avec de multiples variantes : "terribly empowering", "wonderfully empowered", etc.).

Une soixantaine de sous-titres que je n'ai pas envie de traduire, donc.

Bon week-end à vous, personnellement je vais passer le mien à écouter BFM radio et me payer une bonne tranche de baratin managérial pour m'inspirer.


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Et comment va la santé ?


Frère L. s'est fracturé la hanche ce week-end. Grosse frayeur pour tout le monde, finalement il semble qu'il ne gardera pas de séquelles, qu'il ira nettement mieux dans quelques semaines et que tout devrait rentrer dans l'ordre d'ici quelques mois (sauf si les choses ne se compliquent quand il se relèvera, mais pour éviter ça, tout le monde touche frénétiquement du bois et tu es invité à faire de même, lecteur solidaire de ce blog).

En attendant, l'humeur est morose. Frère L. est à l'hôpital (au fin fond de l'Oise) pour une bonne semaine. Tantôt il broie du noir, tantôt il passe par des phases d'optimisme exagéré et fait des plans sur la comète. Il faut dire qu'en dehors de sa femme et de sa fille, Frère L. a une unique passion dans la vie : le sport. Voilà 20 ans qu'il en fait à haute dose et de mémoire, il ne s'est jamais arrêté plus d'une ou deux semaines. Il venait de s'inscrire à un triathlon pour le printemps prochain, il devait courir un semi-marathon la semaine prochaine. C'est son identité, sa force et son équilibre psychologique tout à la fois. Autant dire que pour l'instant, il vit tout cela doublement mal. Tout en faisant de son mieux pour être philosophe, parce qu'il y a plus grave que son cas, bien sûr.

En attendant toujours, Frère L. souffre. Je vois sa mâchoire se contracter lorsqu'il essaie de se redresser en faisant bouger le moins possible la jambe atteinte. En arrivant à l'hôpital tout à l'heure avec The Man, on est tombés au moment où les infirmières faisaient repasser Frère L. de la station assise à l'horizontale. La porte était fermée, si bien qu'il m'a fallu quelques dizaines de secondes pour comprendre que les cris de douleur que j'entendais étaient ceux de mon frérot. Ancien militaire, sportif aguerri, donc, il a un seuil de tolérance à la douleur plutôt élevé. Dio mio, que ça fait mal d'entendre souffrir ceux qu'on aime. Quelques minutes plus tard, la porte s'est rouverte. Il a fait comme si de rien n'était. Et nous aussi.

Je ne sais rien de la douleur, rien de l'hôpital, rien de la maladie. Je n'en connais que ce que j'ai vécu de l'extérieur comme témoin impuissant aux côtés de mon père puis de ma mère, il y a quelques années. Et c'est ça que je ressens ces jours-ci : une impuissance totale, parce qu'il n'y a rien que je puisse faire pour mon frérot, si ce n'est lui apporter des albums de Corto Maltese à bouquiner et passer du temps avec lui. Rien de comparable avec un cancer, une maladie incurable ou un handicap définitif, j'en ai bien conscience : là, je ne suis pas inquiète outre mesure, il n'y a pas mort d'homme, pas de drame, finalement rien de vraiment alarmant. Ce n'est qu'une question de patience et de rééducation, en gros. Mais c'est juste que... c'est un peu une semaine de merde, quoi.


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Octobre : il fait FROID.

J'ai ressorti mes mitaines de-la-mort-qui-tuent pour travailler.




Brrrrrrr et autres onomatopées frigorifiées.

Mais octobre, cette année, c'est aussi un petit air de Noël qui arrive en direct de l'Est : Stollen, Lebkuchen et Marzipankartoffeln ont fini en un temps record dans nos estomacs, à peine sortis de la valise de notre visiteuse...






L'archétype du petit en-cas sain et léger, vous l'aurez compris. Idéal pour emmagasiner des calories à l'approche de l'hiver.

(Ces trucs-là font leur apparition dans les magasins de plus en plus tôt, j'ai l'impression...)

Petit lexique :

Stollen = gâteau traditionnel au massepain et aux fruits secs, agrémenté d'un savant mélange d'épices (les puristes vous affirmeront que les ingrédients doivent exclusivement être achetés dans telle boutique bien précise, outre-Rhin - dixit I., une amie de ma mère un peu barrée maniaque)

Lebkuchen = pains d'épices (en l'occurrence, ronds, moelleux et nappés de chocolat)

Marzipankartoffeln = boules de massepain roulées dans le chocolat en poudre (pour obtenir un aspect de "pomme de terre" qui leur donne leur nom)


Évidemment, toutes ces petites choses sont mille fois meilleures quand on les confectionne soi-même... Rendez-vous dans quelques semaines pour les petits gâteaux de Noël (ou "bredele"), seule tradition culinaire à laquelle il m'arrive de me plier certaines années.


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Un vrai week-end "réconfort" après ces huit semaines d'effort laborieux, c'était la moindre des choses, tu en conviendras avec moi, lecteur que je sais pourtant sévère de ce blog.

Côté sommeil, une unique grasse matinée, mais une vraie-de-vraie jusqu'à midi passé.

Côté cinéma, une jolie petite moisson de trois films, histoire de rattraper symboliquement le retard abyssal que je traîne depuis des années mois (car sache, lecteur incrédule de ce blog, qu'il fut un temps où ta blogueuse dévouée allait au cinéma en moyenne une fois par jour - autant dire que cette époque est depuis longtemps révolue, principalement en raison de mon canapé diabolique).





Au passage, c'est très beau, La Danse filmée par Frederick Wiseman.





Certains aspects de la vie du ballet de l'Opéra de Paris sont soigneusement évités (pas un mot de la rivalité entre danseurs, par exemple, ni des sacrifices consentis dès l'enfance pour en arriver là), mais cette façon de filmer le travail quotidien des artistes, la recherche constante de perfection, la répétition à l'infini des mouvements, l'absorption totale des danseurs dans leur travail, tout cela est au final émouvant et captivant (et puis bien sûr, ça donne envie de s'y remettre, mais ça, c'est une autre histoire...).

Bon, comme rien n'est parfait en ce bas monde, le week-end s'est plutôt mal terminé, entre Frère L. hospitalisé après une grosse chute à vélo et la voiture de The Man (définitivement ?) coincée quelque part vers la gare du Nord à la suite d'un court-circuit dû à la batterie. Mais oublions ça, sourions à la vie et positivons. Morgen ist auch ein Tag, hein.


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Charybde et Scylla sont dans un bateau


Adieu, lièvres de Patagonie !

Adieu, trains japonais !

Adieu, grands espaces finlandais !

Adieu, récifs de corail de Palau !

Adieu, îles des Petites Antilles !

Adieu, paysages alpins du Tyrol !

Adieu, grottes de Slovénie !

Adieu, monts Métallifères !






Adieu, adieu, adieu !



La série infernale des documentaires touristico-exotiques est terminée !

Fi-nie !!!!

Tralalalalèèèèèreuh !

Pouèt-pouèt !

Je suis liiiiiiibre Max !



Désormais, à moi les... beaux documentaires culturels

... euh, les... vieux films noirs

... à moi les... opéras baroques

... ben...

A moi le rapport financier de 50 pages et les vidéos d'entreprise jusqu'à la fin du mois.

Groovy en diable, dirais-je si j'osais (ah ben tiens, j'ai osé).

'Tain, jamais contents, ces traducteurs.

Screugneugneu.
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Expédition en pays angevin, 3/3

Episode 3 : Les couvre-chefs sont de sortie

Pour le dernier billet consacré à ce week-end angevin, j'ai eu envie de poster un petit florilège non-exhaustif des couvre-chefs croisés au cours du mariage auquel j'assistais. Le chapeau est en effet un accessoire qui me fascine et m'amuse (sans méchanceté aucune), surtout quand je le rencontre en forte concentration, comme c'était le cas en ce samedi fort élégant et festif.

(Que dis-tu, lecteur sévère de ce blog ? Tu trouves que je ne me fatigue pas des masses, cette semaine, avec mes billets photographiques et vidéo ? Tu as raison, il va falloir y remédier.)










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Episode 2 : Feuilles (pas tout à fait) mortes à gogo

Sous un ciel d'un gris étonnamment lumineux, avec un petit coup de pouce de mon appareil photo dont je n'ai toujours pas lu le mode d'emploi, tiens, les couleurs de ce début d'automne ont pris un air parfois expressionniste-pointilliste qui n'était pas prévu au programme... (eh oui, lecteur de plus en plus narquois de ce blog : ta blogueuse préférée est bucolique à ses heures, que veux-tu...).








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Coupez-lui la tête !

En attendant avec une impatience non dissimulée la suite de mes aventures palpitantes, un nouveau petit bijou produit par la Scam : Les décapités du 16/9ème (signalé par M. que je remercie).






Si vous aviez loupé les excellentes vidéos de la Scam sur la télévision publique et la redevance, elle sont ici et là.



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Expédition en pays angevin, 1/3

Episode 1 : Marion Duval, la Loire et moi


Non, toujours pas ?

Ce bleu, ces immenses bancs de sable garnis de végétation... J'ai retrouvé la Loire, large et majestueuse comme dans mon souvenir. Pardonne ma grandiloquence, lecteur narquois de ce blog, la Loire m'émeut, va savoir pourquoi. Ma dernière expédition dans la région datait de la fin des années nonante, mais ma découverte de la Loire remonte à une vingtaine d'années.

A l'époque, je lisais Astrapi (oui oui) et j'étais fan des aventures de Marion Duval. Pardon ? Que dis-tu, lecteur pourtant cultivissimé de ce blog ? Tu ne te souviens pas de Marion Duval ? Tu préférais peut-être les Copains des Tilleuls, les Jacopo ou Touffu, le chien sans chaîne ? Excellent(s) choix également. Moi, j'étais plutôt Marion Duval, vois-tu. Parce que bon, une gamine de 10 ans qui venait à bout de passionnantes énigmes policières avec ses copains trop choupi, forcément, je m'identifiais un peu.



Au tome 3 (Attaque à Ithaque), si je me souviens bien, l'auteur de la BD Yvan Pommaux a décidé de couper les cheveux de son héroïne. Gros, gros remous parmi les lecteurs d'Astrapi à l'époque (à la limite de l'insurrection, je te prie de me croire, lecteur sceptique de ce blog). Courrier des lecteurs, et tout et tout. J'en ai un peu voulu à l'auteur, moi aussi.

Mais fort heureusement, la quatrième aventure de Marion Duval m'a réconciliée avec la vie.




Pour une raison que j'ai complètement oubliée, un crocodile était en vadrouille dans la Loire et pour une autre raison qui, franchement, là, à 8 heures du matin, m'échappe aussi (mais qui avait un rapport avec la première), Marion partait à la recherche de son chéri (répondant au doux nom de Fil) qui était en danger (kidnappé ?) dans la région. Le tout, accompagnée de son père journaliste, bien sûr (l'inénarrable Alex, un peu dépassé par les événements et par sa fille fort délurée, mais secrètement amoureux de la mère de Fil).

Je regrette de ne pas avoir l'album sous la main pour en scanner quelques pages, il y avait de très belles planches aux teintes pastel montrant la Loire dans tous ses états. Ses bancs de sable, ses ponts interminables, (je crois bien que le croco finissait lamentablement ses jours englouti dans les sables mouvants), son bleu si particulier, sa mélancolie.

Toujours est-il que ces quelques kilomètres parcourus le long de la Loire (sans croco), en ce samedi d'automne, m'ont profondément réjouie.






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Photo-devinette


Lecteur avisé de ce blog,

toi dont la sagacité est plus que légendaire,

toi qui es aussi joueur et amateur de grandes énigmes passionnantes,

toi qui n'as pas ton pareil pour laisser des commentaires sympathiques et pertinents sur ce blog,


à toi de deviner quelle est l'étendue bleutée que l'on aperçoit sur la photo ci-dessous, ce qui t'indiquera grosso modo où ta blogueuse favorite a passé, pour cause de mariage, un long week-end au péril de son planning de travail encore plus serré que la garde-robe de Mariah Carey déjà fort surchargé (rien d'exotique, toutefois, ne t'attends pas à une révélation qui te fera pâlir de jalousie).

Et ceux qui savent : motus, hein.




(Un très vague indice complètement tiré par les cheveux qui t'aidera vachement ici.)
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I'm off...



... I'll be back!


(Ça valait le coup de le publier, çui-là.)

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Trop mox


Le titre m'est venu spontanément. Mais je me rends compte qu'il faut que je l'explique un peu. Parce qu'il y a une subtilité, si si.

Dans les banlieues alsaciennes des années 90, "mox" voulait dire "cool", "super", et était généralement précédé de l'adverbe "trop". Je dis "alsaciennes" parce qu'il me semble que ce phénomène linguistique était géographiquement limité, mais toute personne qui me contredira sur ce point sera la bienvenue et ne sera pas brûlée vive pour avoir mis en doute ma royale parole, j'en fais le serment. Et puis je dis "années 90", mais si ça se trouve l'expression datait d'un peu avant et/ou s'emploie encore, hein. Autant dire que je ne sais pas grand-chose, ami lecteur, et que je ferais mieux de me taire une bonne fois pour toutes ça ferait des vacances à tout le monde.

Bon. Sinon, Mox, c'est aussi un traducteur technique qui dessine des strips sans prétention et sympathoches sur notre beau métier, quand il en a le temps. Ça fait six mois qu'il se prête à cet exercice rigolo, et pour marquer ce demi-anniversaire, il a compilé le meilleur de sa production dans une petite présentation qu'on peut télécharger sur son blog. C'est-y pas sympa, ça ? C'est-y pas trop mox ? (Ha !)

Voilà-voilà.



A part ça, j'ai dentiste à 17h, aujourd'hui.

Putain, c'est pas ma semaine.




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Théorie du complot, la suite


C'était vraiment un joli documentaire. Tellement chouette que j'en avais longuement parlé ici pendant que je le traduisais. Et quand je traduis de jolies choses, ben j'aime bien les enregistrer, na d'abord.

La première diffusion avait lieu un dimanche à 6h du matin (dans les soirées parisiennes, vous m'entendrez rarement dire d'un ton inspiré, en tournant les yeux vers un horizon imaginaire : "Ce que j'aime dans ce métier, c'est qu'on touche un public considérable et qu'on parle véritablement aux Français."). Un peu vexée mais bon qu'est-ce que tu veux c'est pas moi qui fais la grille de la chaîne, ma bonne dame, j'ai donc guetté l'unique rediffusion, un soir tard, à un horaire à peine plus pratique.

Eh ben vous savez quoi ? Ils ont bousillé mes sous-titres, rien que pour m'embêter. Ils les ont tous mis sur une seule ligne, les méchants.

Parfois, ça tenait tout juste dans le cadre...



Ailleurs, les dialogues ne ressemblaient plus à rien...




Et puis de temps en temps, ça devenait un peu énigmatique...



Je suis mortifiée.

Et je me sens... très Dalida, depuis que j'ai vu ça. Si si.






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Patraque


Internet, c'est génial quand on est malade et qu'on ne sait pas trop ce qu'on a. Hier soir, au terme de quelques investigations sur divers portails médicaux ayant pignon sur rue (sur toile ?), j'en ai conclu avec un flair infaillible que j'étais vraisemblablement en pleine phase initiale de la dengue (ou "petit palu", une maladie infectieuse des pays tropicaux), au vu des symptômes que je traîne depuis quatre jours.


La bonne nouvelle, c'est que je vais chez le toubib cet après-midi. Et comme il y a finalement peu de chances pour que j'aie réellement la dengue, je serai fixée sur mon sort.



Cette peu réjouissante recherche médicale a tout de même eu un effet positif : elle m'a rappelé le début de Trois hommes dans un bateau, un livre lu avec grand plaisir en colonie de vacances il y a très longtemps (20 ans ?), dans une édition colorée, vieillotte et passablement abîmée (pas celle-ci, puisque c'était en français, mais un volume pour enfants dans ce goût-là). Je n'y avais vraiment plus repensé depuis des lustres, mais tout bien considéré, le premier chapitre, dont voici un extrait (traduction française partielle ici), préfigure joliment avec un bon siècle d'avance les internautes hypocondriaques que nous sommes devenus.




"I remember going to the British Museum one day to read up the treatment for some slight ailment of which I had a touch - hay fever, I fancy it was. I got down the book, and read all I came to read; and then, in an unthinking moment, I idly turned the leaves, and began to indolently study diseases, generally. I forget which was the first distemper I plunged into - some fearful, devastating scourge, I know - and, before I had glanced half down the list of "premonitory symptoms," it was borne in upon me that I had fairly got it.

I sat for awhile, frozen with horror; and then, in the listlessness of despair, I again turned over the pages. I came to typhoid fever - read the symptoms - discovered that I had typhoid fever, must have had it for months without knowing it - wondered what else I had got; turned up St. Vitus's Dance - found, as I expected, that I had that too, - began to get interested in my case, and determined to sift it to the bottom, and so started alphabetically - read up ague, and learnt that I was sickening for it, and that the acute stage would commence in about another fortnight. Bright's disease, I was relieved to find, I had only in a modified form, and, so far as that was concerned, I might live for years.

Cholera I had, with severe complications; and diphtheria I seemed to have been born with. I plodded conscientiously through the twenty-six letters, and the only malady I could conclude I had not got was housemaid's knee.

I felt rather hurt about this at first; it seemed somehow to be a sort of slight. Why hadn't I got housemaid's knee? Why this invidious reservation? After a while, however, less grasping feelings prevailed. I reflected that I had every other known malady in the pharmacology, and I grew less selfish, and determined to do without housemaid's knee."

Jerome K. Jerome,
Three Men In A Boat, To Say Nothing Of The Dog


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Castagne orthographique


La photo est pourrie (comme s'il m'arrivait de réussir des photos), mais c'est parce qu'elle a été prise en catimini, à la sauvette. En effet, j'ai peur et je rase les murs : depuis deux jours, dans mon immeuble, des locataires s'affrontent par affichette et bic interposés.




On ne va pas tarder à en venir aux mains, si vous voulez mon avis (et là, on le sait, c'est l'escalade irréversible). Le sud du 17e arrondissement n'est plus ce qu'il était.


J'hésite à scotcher dans le couloir une photocopie des articles "résidant" et "résident" du Robert pour apaiser les tensions.





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Bien des choses



"Cher M. François Morel,

Avec The Man, figurez-vous qu'on est allé voir votre "animation-spectacle", comme vous dites, l'autre soir. Déjà, il faut vous dire qu'on aime beaucoup le théâtre, The Man et moi-même, et qu'on est tout à fait d'accord pour dire qu'on n'y va largement pas assez. Sans doute parce que notre canapé dispose d'un mécanisme très sophistiqué permettant de clouer ses occupants sur place quasi indéfiniment sans même qu'ils s'en rendent compte.

Il faut aussi vous dire, M. François Morel, que d'une manière générale j'aime beaucoup ce que vous faites. Même si je n'ai jamais été une inconditionnelle des Deschiens, j'en apprécie l'humour décalé stupide ; je vous écoute depuis des années sur ma radio chérie (que vous avez délaissée quelque temps, mais je suis bien contente que vous soyez de retour pour une chronique matinale de temps en temps) ; je vous ai beaucoup aimé dans la splendide trilogie de Lucas Belvaux
Un couple épatant / Cavale / Après la vie où vous jouiez l'élément mâle dudit couple épatant ; enfin je suis (certes d'un peu loin) vos différents spectacles et j'ai bien regretté de ne pas avoir réussi à m'arracher au canapé précité pour aller vous applaudir dans Les Diablogues (d'autant que ça m'aurait permis par la même occasion d'aller baver un peu devant Jacques Gamblin, un excellent comédien qui possède quand même un exceptionnel potentiel de rinçage d'oeil, ce qui ne gâche rien).

Alors voilà, on est allé voir votre spectacle au théâtre de la Pépinière pour l'anniversaire de The Man, et je dois vous dire tout de suite qu'on n'a pas été déçus. L'autruche chatouilleuse du début de la pièce, les improbables danses exécutées (y a pas d'autre mot) par Olivier Saladin, les jeux de mots idiots et vaguement surréalistes, tout cela est fort amusant. Vous avez comme toujours le chic pour jouer sur les clichés utilisés par monsieur et madame tout-le-monde, sans jamais verser dans la méchanceté ou le mépris, et ça fait vraiment plaisir à entendre. Et puis votre pièce est pleine de contradictions, un peu comme la vie, quoi (oh là là, je deviens grandiloquente, il est temps d'arrêter). Pendant une heure, on casse du sucre sur le dos de ces touristes un peu risibles qui écrivent à la pelle des cartes postales pleines de banalités, et puis à la fin, on entend
Les voyages de Barbara, et on oublie tout ce qu'on a pu penser pendant les 60 minutes qui viennent de s'écouler. C'est léger, c'est drôle, c'est bien.

Et à l'heure où je vous écris, c'est-à-dire en ce samedi matin morose, sachant que je vais passer le week-end à travailler sous ma couette pour cause de refroidissement persistant et un peu abrutissant, eh ben je vais vous dire un truc, M. François Morel : rien que d'y repenser, à votre animation-spectacle, j'me marre. Merci.

Et bien des choses à vous."






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Résultat des courses


Billet sur le fond de teint : 0 commentaire
Billet sur le réchauffement climatique : 6 commentaires non, 7 !

Lecteur insensible à la futilité de ce blog, je suis fière de toi (et je m'inquiète un chouia pour l'avenir dudit blog, car tu mets décidément la barre très haut).

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C'est un tag que la Grenouille-Rosbif a attrapé au passage l'aut' jour, et que du coup, je lui pique sans vergogne (ben ouais, chuis comme ça).

Point de départ : la liste des "100 ouvrages les plus lus par les Français" (?).

En gras : les livres lus
En italique : les livres lus en partie (ma grande spécialité), vraisemblablement pour l'école/la fac/le boulot, selon les époques.
En lettres normales, quoi : les livres pas lus

En vert : les livres mais qu'est-ce qu'ils foutent dans ce classement, ceux-là ?
En bleu : les livres dont j'ai jamais entendu parler, connais pas, inconnus au bataillon.
En orange : les livres qui sont dans ma pile "à lire" virtuelle (= dans ma tête) ou bien réelle (= sur ma bibliothèque).

1. La Bible. (Un jour, j'écrirai un billet sur la nécessité d'avoir une Bible sous la main quand on est traducteur. Mais bon, comme littérature, on fait mieux, même au rayon science-fiction.)

2. Les Misérables de Victor Hugo.
(Lu en version "abrégée" Bibliothèque Verte. Un principe qui me remplit d'horreur aujourd'hui.)

3. Le petit prince d’Antoine de Saint-Exupéry.

4. Germinal d’Emile Zola.

5. Le seigneur des anneaux de J.R.R. Tolkien. (Lu avec passion, mais je crois que je ne suis jamais arrivée au bout du dernier volume)

6. Le rouge et le noir de Stendhal. (Jamais pu sacquer Stendhal)

7. Le grand Meaulnes d’Alain-Fournier.

8. Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne.

9. Jamais sans ma fille de Betty Mahmoody (Parcouru pour une trad. Quelle bouse.)

10. Les trois mousquetaires d’Alexandre Dumas.

11. La gloire de mon père de Marcel Pagnol.

12. Le journal d’Anne Frank d’Anne Frank.

13. La bicyclette bleue de Régine Deforges

14. La nuit des temps de René Barjavel

15. Les oiseaux se cachent pour mourir de Colleen Mc Cullough

16. Dix petits nègres d’Agatha Christie.

17. Sans famille d’Hector Malot

18. Les albums de Tintin de Hergé.

19. Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell. (Mériterait presque d'être en vert. Les gens l'ont vraiment lu, ou ils ont vu le film ?)

20. L’assommoir d’Emile Zola.

21. Jane Eyre de Charlotte Brontë.

22. Dictionnaires Petit Robert, Larousse, etc.

23. Au nom de tous les miens de Martin Gray

24. Le comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas.

25. La cité de la joie de Dominique Lapierre

26. Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley.

27. La peste d’Albert Camus. (Pas lu, à ma grande honte. A part ça, j'ai pourtant lu beaucoup, vraiment beaucoup de choses de Camus. Mais La Peste, jamais pu.)

28. Dune de Frank Herbert. (Même cheminement que pour Le Seigneur des anneaux)

29. L’herbe bleue Anonyme

30. L’étranger d’Albert Camus.

31. L’écume des jours de Boris Vian.

32. Paroles de Jacques Prévert.

33. L’alchimiste de Paulo Coelho

34. Les fables de Jean de La Fontaine.
(Toutes ! Au programme de 6e et du bac de français...)

35. Le parfum de Patrick Süskind.

36. Les fleurs du mal de Charles Baudelaire.

37. Vipère au poing d’Hervé Bazin.

38. Belle du seigneur d’Albert Cohen.


39. Le lion de Joseph Kessel

40. Huis clos de Jean-Paul Sartre.

41. Candide de Voltaire.

42. Antigone de Jean Anouilh.

43. Les lettres de mon moulin d’Alphonse Daudet.

44. Premier de cordée de Roger Frison-Roche
(Un livre fort barbant, dans mon souvenir)

45. Si c’est un homme de Primo Levi.

46. Les malheurs de Sophie de la Comtesse de Ségur.

47. Le tour du monde en 80 jours de Jules Verne.

48. Les fourmis de Bernard Werber.

49. La condition humaine d’André Malraux.

50. Les Rougon-Macquart d’Emile Zola.

51. Les rois maudits de Maurice Druon.

52. Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand.

53. Les hauts de Hurlevent d’Emily Brontë.

54. Madame Bovary de Gustave Flaubert.

55. Les raisins de la colère de John Steinbeck.

56. Le château de ma mère de Marcel Pagnol.

57. Voyage au centre de la Terre de Jules Verne.

58. La mère de Pearl Buck

59. Le pull-over rouge de Gilles Perrault.

60. Mémoires de guerre de Charles de Gaulle (Feuilleté rapidement pour retrouver une citation dans un documentaire. Mais je ne peux pas dire que je l'aie lu... ni que ça m'en ait donné envie. Mériterait aussi d'être en vert, tiens.)

61. Des grives aux loups de Claude Michelet

62. Le fléau de Stephen King.

63. Nana d’Emile Zola.

64. Les petites filles modèles de la Comtesse de Ségur.

65. Pour qui sonne le glas d’Ernest Hemingway

66. Cent ans de solitude de Gabriel García Márquez


67. Oscar et la dame rose d’Eric-Emmanuel Schmitt

68. Robinson Crusoé de Daniel Defoe.

69. L’île mystérieuse de Jules Verne.

70. La chartreuse de Parme de Stendhal. (Encore Stendhal !)

71. 1984 de George Orwell.

72. Croc-Blanc de Jack London.

73. Regain de Jean Giono

74. Notre-Dame de Paris de Victor Hugo.


75. Et si c’était vrai de Marc Levy

76. Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline.

77. Racines d’Alex Haley

78. Le père Goriot d’Honoré de Balzac.

79. Au bonheur des dames d’Emile Zola.

80. La terre d’Emile Zola.

81. La nausée de Jean-Paul Sartre.

82. Fondation d’Isaac Asimov

83. Le vieil homme et la mer d’Ernest Hemingway.

84. Louisiane de Maurice Denuzière

85. Bonjour tristesse de Françoise Sagan

86. Le club des cinq d’Enid Blyton. (Peut-être pas tous, mais un bon paquet.)

87. Vent d’est, vent d’ouest de Pearl Buck

88. Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir

89. Les cavaliers de Joseph Kessel

90. Jalna de Mazo de la Roche

91. J’irai cracher sur vos tombes de Boris Vian

92. Bel-Ami de Guy de Maupassant.

93. Un sac de billes de Joseph Joffo

94. Le pavillon des cancéreux d’Alexandre Soljenitsyne

95. Le désert des Tartares de Dino Buzzati

96. Les enfants de la terre de Jean M. Auel

97. La 25e heure de Virgil Gheorghiu

98. La case de l’oncle Tom de H. Beecher-Stowe.

99. Les Thibault de Roger Martin du Gard

100. Le silence de la mer de Vercors


Bon, évidemment, s'il fallait un faire un top-ten personnalisé là-dedans, l'ordre serait fort différent. Genre Le Silence de la mer remonterait sérieusement dans le classement. Genre 1984 aussi. Elle est bizarre, d'ailleurs, cette liste (apparemment, c'est le très sérieux magazine Lire qui l'a publiée il y a quelque temps). J'ai l'impression qu'on y trouve surtout 1. des livres qu'on lit quand on est enfant ; 2. des livres qu'on est obligé de lire quand on est au lycée ; 3. quelques succès de librairie dont la valeur littéraire est quand même assez discutable. Comme si les gens ne découvraient plus de grands, bons livres une fois passé le bac. Non ?

Mes 10 préférés, dans le lot :
1. 1984
2. Madame Bovary
3. Les hauts de Hurlevent
4. Le grand Meaulnes
5. Le Silence de la mer
6. Vent d'est, vent d'ouest
7. L'étranger
8. Le petit prince
9. Les "Tintin"
10. L'assommoir



A ton tour, lecteur bibliophile (ou pas) de ce blog ! Si ça te dit, hein...
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Merci, Cousine A. !


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