Allez, zou !


Il est temps de clore ce mois de décembre qui, bloguesquement parlant, fut à peu près aussi inspiré qu'un b-side d'Eve Angeli, n'hésitons pas à le dire.

Au menu en 2010 : tout sur le rush de mes passionnantes courses de Noël, le bouclage de ma comptabilité 2009 et l'acquisition de nouveaux outils de gestion de mon activité de traductrice en libéral histoire de gonfler un peu le poste "dépenses professionnelles" de ladite comptabilité avant le 31 décembre ; des anecdotes fascinantes découvertes en traduisant un copieux documentaire sur la prostitution en Europe ; une page de liens vers des lexiques et dictionnaires, en cours de compilation-réalisation ; les nouvelles péripéties de Neveu S., Nièce M. et Nièce A. ; des réflexions sans doute extrêmement intéressantes sur les très nombreuses futures mamans qui m'entourent ces temps-ci ; un nouvel épisode de la saga de la fenêtre de mon bureau si l'expert de la partie adverse daigne enfin se bouger les fesses (parce qu'il aurait quand même dû passer avant le 15 octobre, à la base - 2009, oui oui) ; d'autres réflexions tout aussi exceptionnelles sur des trucs qui me sont arrivés ces derniers temps dans ma vie incroyablement trépidante ; et plein d'autres choses qui ne manqueront pas de retenir ton attention, lecteur fidèle quoique rare de ce blog.

En attendant, au milieu d'un impressionnant ras-le-bol et d'une panne d'inspiration abyssale (une panne peut-elle être abyssale ?), je me vide un peu la tête, j'éteins l'ordinateur et je pense à autre chose.





Tous mes voeux aux nouveaux parents qui se reconnaîtront et bonne fin d'année à toi, ô lecteur de 2009 qui, je l'espère, reviendra en 2010.


(Chuis sympa, je t'offre même une petite tranche de Tom Waits, pour finir l'année en douceur.)



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48 heures


48 heures passées à dormir jusqu'en début d'après-midi, à récupérer les trop nombreuses nuits blanches de ces derniers temps, à traînasser voluptueusement dans des bains parfumés juste à la bonne température (tant pis, je ne sauverai pas la planète aujourd'hui), à sentir la tension quitter lentement mon cou et mes épaules, à faire quelques courses de Noël tranquilou dans le quartier, à commander des trucs bien au chaud sur Internet en croisant les doigts (mais sans se crisper, hein) pour qu'ils arrivent à temps pour le 24, à passer du temps avec The Man et à profiter de soirées coolos sans arrières-pensées en sirotant une tisane et en grignotant des bredele.

Ça s'appelle un week-end, je sais. Mais ça faisait un bail que ça ne m'était pas arrivé.

Le bonheur.

(Faudrait voir à changer de vie, quand même.)


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Reposant


L'aut'soir vers 22h, l'électricité a sauté dans tout l'immeuble alors que j'étais en plein stress à deux jours de rendre ma passionnante traduction de 40 000 mots. J'ai donc eu la joie de me retrouver assise sur mon canapé dans le noir et sans chauffage à méditer intensément sur le sens de la vie et l'avenir du monde (oui oui, j'ai une vie intérieure riche et passionnante, et un quotidien plus fascinant encore).

Au bout de 20 minutes, j'ai quand même commencé à trouver le temps long et à avoir un peu froid, du coup sans attendre la venue des vaillants agents d'EDF je suis allée passer la fin de la soirée chez The Man où l'électricité, le téléphone, Internet et le chauffage fonctionnaient fort heureusement à merveille.

Mais n'empêche. Ces 20 minutes de déconnexion forcée au noir m'ont fait du bien. C'était reposant. Bien sûr, j'aurais préféré faire ça tout en bronzant avec un bon bouquin sur une terrasse au soleil, mais au mois de décembre sous les latitudes parisiennes, il ne faut pas non plus être trop difficile, lecteur qui prends tes désirs pour des réalités de ce blog.

Rien à voir apparemment, mais un peu quand même : c'est pile le bon moment de l'année pour s'abonner au site d'Arrêt sur images. ASI, c'est cette ex-émission hebdomadaire de France 5 qui a été virée de l'antenne il y a quelques années au grand dam des fidèles téléspectateurs qui suivaient avec plaisir un rendez-vous qui, certes, avait mille défauts, mais était quand même bien fichu et pas con. Depuis, ASI s'est réincarnée en ligne sous une forme enrichie et encore plus passionnante : deux à trois émissions hebdomadaires, des chroniques chouettes, plein d'articles toutes les semaines, des forums, bref, un média très complet à lui tout seul (et encore, je n'en profite de loin pas autant que je le voudrais, faute de temps).

Mais surtout...


PAS DE PUB



Non non, tu n'as pas la berlue, lecteur incrédule de ce blog, il n'y a pas de pub sur le site d'Arrêt sur images. Pas l'ombre d'une bannière Carglass, pas un poil de parrainage par les jambons Madrange. Les salaires des journalistes, le fonctionnement du site, tout ça est financé par les abonnements des asinautes (par ailleurs, l'équipe d'ASI a récemment décidé de ne pas solliciter de subventions publiques).

Autant vous dire qu'un site comme ça, c'est reposant.

Alors on peut trouver tous les défauts du monde à Daniel Schneidermann et on peut même avoir vu avec une certaine jubilation le documentaire que lui a consacré Pierre Carles il y a quelques années (et dont Schneidermann ne sortait pas grandi, c'est le moins qu'on en puisse dire), mais il faut avouer que sa nouvelle entreprise est assez sympatoche. Déjà parce qu'un journaliste d'une cinquantaine d'années (?) visiblement bourré de pas mal de certitudes qui se remet en question et repart à zéro sur un nouveau média qui n'est pas son "milieu d'origine", c'est appréciable. Ensuite parce que ce côté "pas de pub" en fait un espace vraiment agréable à consulter, loin de l'agressivité des fenêtres pop-up, des bannières clignotantes et des spots vidéo qui se mettent à hurler dès qu'on les effleure du curseur de sa souris. Et puis aussi parce que ça marche, que la qualité est au rendez-vous et qu'on s'y sent bien, sur ce site (même en ne consultant que 30% des contenus à dispositions, dans mon cas). Depuis deux ans, maintenant, et espérons-le, pour quelque temps encore.

Abonnez-vous, rabonnez-vous, quoi. C'est le moment.


http://www.arretsurimages.net


PS : dans un autre genre, il y a aussi Acrimed qui est chouette - et gratuit, pour le coup. C'est ce qu'on me rétorque souvent. Mais le site d'ASI est quand même vachement plus esthétique et chaleureux (et ce n'est pas négligeable). Et puis l'esprit des deux sites n'a rien à voir - d'ailleurs consulter l'un n'empêche par de lire l'autre, hein. J'dis ça, j'dis rien.


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Message subliminal


L'aut'soir, pendant qu'on dissertait sur l'oreiller au sujet de notre homme/femme idéal/e comme tout couple qui se respecte, The Man m'a glissé, comme ça, l'air de rien, que sa femme idéale ne regardait pas les films en version originale sous-titrée.


C'est officiel, la guerre est déclarée.


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Actualité internationale...


... et goût douteux.




Mais je ne résiste pas. C'est ici !


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Opération bredele 2/2


Sept sortes différentes, cette année... (c'est beaucoup...)








- Spritz (bredele pur beurre passés à la poche à douille)

- Zimtsterne (étoiles à la cannelle)

- Damiers (quand ils sont parfaits, ils ressemblent à ça)

- Bredele de base qui n'ont même pas de nom (?) (pâte vanillée, glaçage citron)

- Rochers noix de coco (beaucoup trop aplatis en l'occurence, comme si l'érosion était passée par là...)

- Bredele aux noisettes

- Bredele à l'anis

Il ne reste plus qu'à les manger... (et à se remettre au boulot, j'avais oublié à quel point c'était chronophage, ces petites choses).


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Opération bredele 1/2


Se libérer de la servitude du travail pour embrasser avec une joie toute relative le diktat des fourneaux : un programme culinaro-philosophico-sociologique alléchant (surtout un samedi soir sur le coup de 21 heures), qui mériterait une table ronde d'approfondissement à laquelle je te convie généreusement, lecteur intello de ce blog.

Mais c'est décidé, l'opération bredele est lancée. Si je ne les fais pas ce week-end (enfin, ce soir ou cette nuit, quoi), je ne les ferai pas avant une dizaine de jours - et le principe, c'est quand même de les préparer quelques semaines avant Noël histoire d'en faire profiter son entourage. Commencer ses bredele le 23 décembre, ça n'a aucun intérêt, toute Alsacienne qui se respecte vous le dira (et non, pourtant, je ne suis pas alsacienne, hé hé) - elle vous dira aussi, d'ailleurs, que le 12 décembre, c'est déjà drôlement tard pour s'y mettre, feignasse de parisienne.


Inutile d'essayer de repérer une date de péremption dépassée
sur les ingrédients présentés, lecteur qui cherches la petite bête de ce blog :
tu penses bien que j'ai vérifié avant de mettre la photo en ligne
avant d'envisager de faire la cuisine.



A demain pour le résultat !


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Déception


D'habitude, quand je pars de chez The Man avant sept heures du matin, j'ai l'immense plaisir d'envoyer bouler (dans un demi-sommeil) deux dames des Témoins de Jeotruc qui font le pied de grue à l'entrée du métro et tiennent beaucoup à me bombarder de prospectus divers et variés (afin de m'annoncer le royaume de Dieu et de me faire découvrir la vraie vérité véridique qui tue trop sa race, parce que let's face it, on nous ment grave en ce bas monde).

Eh ben je me suis rendu compte ce matin que ça faisait une bonne semaine que je ne les avais pas vues.

J'étais presque déçue, c'est mon petit plaisir du matin, ma gratification personnelle, qui me ferait presque (j'ai dit presque) oublier qu'il est trop tôt, qu'il fait nuit et que j'aurais pu rester un peu plus longtemps sous la couette auprès de mon cher et tendre si je n'avais pas une telle phobie du métro à l'heure de pointe.

Et ce matin en plus, comme il y avait grève sur le RER A, eh ben à sept heure quinze sur la ligne 1 du métro, c'était DEJA l'heure de pointe.

Y a des jours, comme ça.


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Horizon(s) perdu(s)


Du 21 au 23 décembre, je préférerais nettement (sans ordre de préférence) :

- faire une cure de cinéma
- aller voir les pièces de théâtre qui m'intéressent en ce moment (, et - en même temps, il sera malheureusement trop tard pour la deuxième pièce et la troisième se joue à guichet fermé jusqu'à la fin du mois de février, ce qui atténue vaguement mes regrets)
- passer quelques heures chez ma manucure-esthéticienne bien-aimée (non pas que ça m'éclate, mais à un moment donné, ça devient incontournable - et mes ongles, comme mes sourcils, m'indiquent que ce moment est clairement arrivé)
- emballer posément les présents soigneusement choisis depuis des jours, voire des semaines, pour mes proches, grâce à mon inspiration, mon bon goût et mon sens de l'organisation légendaires
- flâner au hasard des expos sympatoches du moment (par exemple , et )
- confectionner avec amour ces putains de bredele que je sens que je n'aurai jamais le temps de faire.





Hem.
Il va falloir être forte, psychologiquement, pour ne pas céder à l'appel de tout ça. Non, vraiment, je suis super-impatiente d'être en vacances : ça va être reposant et pas du tout frustrant.


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L'horizon...






Du 21 au 23 décembre, je pourrai ENFIN (sans ordre de préférence) :

- faire le ménage
- ranger et faire un premier tri dans mes affaires en vue d'un déménagement en 2010
- rattraper 5 mois de comptabilité en retard
- faire des trucs en retard pour l'ATAA
- faire mes courses de Noël en catastrophe dans des magasins bondés
- débarrasser ma cuisinière et songer à me remettre à faire la cuisine pour rompre le cycle infernal des sandwichs emballés dans du plastique.



Ça va être groovy, je ne vous dis que ça. Je suis super-impatiente.


(En attendant, bon début de semaine !)


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Tiens... ?

Mais que vois-je, ce matin, sur le site de ma banque ?

(Spéciale dédicace à l'ami J.)



Chérie, j'ai encore perdu ma rock'n'roll attitude !




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Magic Patrick


En fait, l'interactivité, les mondes virtuels où tes désirs deviennent réalité, tout ça tout ça, on n'a pas attendu le 21e siècle pour y penser, franchement.

J'te donne un exemple, lecteur intrigué (ne le nie pas, je le vois) de ce blog.

Tu te décides enfin, après en avoir entendu parler de façon plus qu'élogieuse par plein de gens dignes de confiance, à visionner l'intégrale de la très mythique série The Prisoner qui manque cruellement à ta culture générale incommensurable, série dont tu as dû voir un ou deux bouts d'épisodes par le passé en zappotant un jour de pluie, mais que tu ne connais pas vraiment.

Tu te fais la réflexion, après en avoir ingurgité quelques DVD, que décidément, Patrick McGoohan est plutôt foxtrot dans son genre un peu old school (si tu ignores la signification du mot foxtrot, lecteur à cheval sur la langue française (tagada, tagada) de ce blog, je t'engage à aller regarder par là, tout à la fin de l'article, au-dessus de la photo de Gabriel Byrne).

Dans ton esprit fantasque (car tu as un esprit fantasque, contrairement aux apparences), tu finis même par te faire un peu des films sur ce cher Patrick, parce qu'à force de visionner un ou deux épisodes de The Prisoner par jour, ton subconscient morfle grave. Tu trouves dommage, par exemple, qu'il soit presque toujours affublé, dans la série, de cette espèce de veston noir à liseré blanc et de ce pantalon brun clair informe, et tu l'imagines volontiers avec diverses panoplies plus inventives.




Le bon vieux fantasme de base, quoi, sain et inoffensif.

Et là, vlatipas que dans l'épisode "Living in Harmony", ton rêve le plus fou se réalise, contre toute attente :





Patrick McGoohan en cow-boy !

Naaaan !

Siiiii !

Si je rêve très fort de Patrick McGoohan en médecin à blouse verte façon George C., vous croyez que mon souhait va être exaucé d'ici la fin du coffret de DVD ?

Blague à part, après une longue réflexion approfondie et une étude scientifique poussée (j'ai que ça à faire, en ce moment), je crois avoir identifié d'où venait son charme : outre son regard bleu perçant, sa mâchoire rassurante et son sourire enjôleur (si si), c'est son jeu de paupières et de sourcils qui me fascine, un intéressant équilibre entre le sourcil gauche qui pointe vers le bas et le droit qui se soulève vraiment à tout bout de champ, c'est-à-dire pas juste pour prendre un air sarcastico-inquiétant (comme le fait par exemple l'excellent Vincent Price qui possède une maîtrise absolue de ce mouvement). Nan-nan, chez Patoche, c'est pratiquement de l'ordre du tic : il discute tranquillement avec quelqu'un, et zou, sa paupière gauche amorce une descente vertigineuse et entraîne le sourcil avec elle sans raison aucune, tandis que le sourcil droit hésite, palpite, résiste à la tension quelques instants, puis se soulève irrésistiblement à son tour.






Ami lecteur, clique sur les photos pour admirer de plus près
cette séduisante gymnastique musculo-oculaire.




Fascinant.

Bon, sinon, c'est vrai que c'est vachement bien, The Prisoner. Blablabla, réflexion sur le totalitarisme, blablabla, créativité des séries britanniques dans les années 60, blablabla, onirisme et absurde à gogo, blablabla, George Orwell, blablabla, série intemporelle, blablabla. D'ailleurs je ne vais pas me gêner pour enchaîner sur Danger Man, je vous préviens tout de suite.

Mais bon, moi chuis là avant tout pour me rincer l'oeil, hein. Pour l'analyse, vous repasserez.


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