(Suite)


J'en ai rêvé la semaine dernière, elle l'a fait hier.

Alice Augustin (de Glamour, mes amis) nous parle de la langue de la mode sur France Inter.



Et tiens, pendant qu'on y est, l'inénarrable et insupportable (mais quand même intéressant) Claude Hagège était hier l'invité d'une autre émission diffusée par la même radio, sur le thème "Hégémonie de l'anglais et critique de la pensée unique". À écouter en cliquant sur ce lien


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4 note(s) du traducteur:

Amenel a dit…

"Hégémonie de l'anglais". Rien que ça m'a fait bondir.

Si le français avait eu la place qu'a aujourd'hui l'anglais, je suis certain qu'on n'aurait parlé ni "Hégémonie du français" ni "exception culturelle" ni "défense de la diversité linguistique". Et autant j'aime le français qui est ma première langue avant même la propre langue maternelle de mes deux parents (que je regrette de ne pas la parler), autant je trouve ridicule les "chouineries"/le "whinging" sur la place du français.

L'article du Wikipedia anglais sur la langue française, lu pas plus tard qu'hier, indique que le français a eu la prépondérance qu'a aujourd'hui l'anglais dans le monde.

Au lieu de passer leur temps à chouiner, ils feraient bien de simplifier l'orthographe, de s'accorder sur TOUTES les règles de grammaire (je pense en particulier à "la plupart des récoltes a (ont) été perdue(s)" qui fait toujours débat), de nous débarrasser des myriades d'exceptions qui criblent le français comme autant de pustules de variole. Et puis, si l'anglais pose problème, ben virons-le de notre belle langue à la silhouette parfaite et aux courbes affolantes! Virons les "workflow", "meeting" et autres. Mais de façon intelligente!

Quand je traduis quelque chose, je m'efforce de mettre des mots français! Malheureusement, chaque visite de FranceTerme me rappelle que "Kalahari" signifie "grande soif". Et je dois me tourner vers le Canada pour trouver la réponse que je cherche. Je n'ai rien contre les canadiens, c'est même le contraire (ne serait-ce qu'à cause du GDT), mais je peste contre l'immobilisme qui m'empêche de trouver un correspondant pour "framework". Et je manque m'étouffer quand j'y cherche une traduction française pour "widget" et que je lis "vignette active"... Sérieux ? À qui est-ce que ça parlerait ? Je suis informaticien et ça ne me semble même pas correspondre au concept!

D'ailleurs, je me rends compte que j'avais fini par virer FranceTerme de mes ressources terminologiques dans mon navigateur Internet. Super.

Désolé si mon commentaire semble hors-sujet. Et aussi pour les points d'exclamation, mais ça me met hors de moi. J'ai arrêté d'écouter après 1min20s, après avoir entendu "l'anglais en ligne de mire", "sauvegarder la diversité linguistique". Et c'est en tapant sur les autres langues qu'on va faire comprendre aux djeun's la distinction entre un infinitif et un passé simple ?

Amenel a dit…

Suite de mon commentaire: il y a visiblement une limite sur le nombre de caractères.
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Je suis ahuri de voir la quantité de mots d'origine française qui existent en anglais. Et pourtant on tape dessus. Et j'ai été tout aussi ahuri d'entendre un député UMP ce matin faire une faute d'accord du COD placé avant l'auxiliaire "avoir" sur un verbe du troisième groupe: "la [je me sais plus trop quoi] qu'on a fait…". L'accord avec le féminin force la vocalisation du "t" final. Je me suis dit que si j'avais été le journaliste, je l'aurais repris. Là, en direct, "devant" quantité d'auditeurs.

Par contre, ils sont toujours prêts à massacrer le français en hachant les liaisons et à prononcer "tout à fait" comme "touTE à fait" au lieu de "toutafait", ou encore "c'est un autre sujet" comme "c'estTE un autre sujet" au point de parfois se retrouver à faire une liaison qui n'a pas lieu comme dans "c'est dans" transformé en "c'estTE dans". Je déteste écouter les hommes politiques et les journalistes pour ça et les liaisons intempestives nom-adjectif quand ils sont au pluriel.

À cause des violences faites au français et de sa complexité, je pense que nous avons de la chance de l'avoir comme première langue car nombre de ses difficultés nous sont épargnées. Oui, d'accord, ce n'est pas valable pour tout le monde. L'anglais a une prononciation particulièrement instable. Je ne connais pas d'autre langue et pas encore assez le portugais pour en parler.

Je viens d'écrire sur le blog de Jill Sommer que Mère Thérèsa aurait dit qu'elle donnerait son soutien à une cause POUR quelque chose et pas à une cause CONTRE quelque chose. Question d'attitude. Battons-nous pour notre langue au lieu de centrer le collimateur sur l'anglais.

Comparativement aux Danois, Islandais ou Suédois ou…, on est franchement mauvais en langues étrangères et pourtant, le français a largement plus de locuteurs dans le monde. Il me semble qu'il y a là un problème. La paille est dans notre œil… en plus de la poutre.

Clara a dit…

Bon, je trollerai moins, mais elle tape moins fort que toi la Alice machin quand elle parle fringues (et qu'elle découvre la lavallière).
Heureuse de retrouver ton blog après quelques mois d'arrêt. Maintenant j'ai plein d'archives à découvrir : miam. Merci !

Les piles intermédiaires a dit…

Ah, mais Amenel n'est pas un troll, c'est un traducteur énervé (à qui je ne sais pas très bien quoi répondre pour l'instant, mais je vais y réfléchir). Welcome back, Clara, de mon côté j'espère que Saperlipopen va reprendre du service !

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