La transcription, l'oral et l'apprentissage des langues


Comme si le monde n'était pas assez petit, celui de la traduction l'est plus encore. Ce cliché a beau être usé jusqu'à la corde, il reflète assez bien ce que je me dis quand je retombe sur des lecteurs de Piles (qui ne sont pourtant pas si nombreux que ça, malgré l'ambition interstellaire de ce blog), par exemple, sur un forum de traducteurs que j'aime bien (il est là quelque part sur le côté, fouillez un peu). Il se trouve qu'Amenel, confrère free-lance qui avait signé l'an dernier trois billets sur les mutations du français courant à retrouver par là, fréquente lui aussi ledit forum et y expliquait il y a quelque temps son projet de proposer des prestations autres que de la traduction pure, par exemple des ateliers de transcription.

Bien que tout à fait convaincue de l'utilité de la transcription dans l'apprentissage d'une langue (ah, je ne serais pas là sans cette cassette de punk encore plus usée que le cliché du paragraphe précédent que j'ai passée et repassée pour en saisir les paroles beuglées articulée de façon discutable et bourrées d'argot, en ce temps lointain où Internet n'était pas là pour fournir en deux clics à peu près tous les textes de chansons que l'on veut) (et je ne parle pas de l'après-midi passé à relever cette longue tirade à vous glacer le sang débitée par Peter Lorre à la fin de M le maudit, le magnétoscope familial a bien failli y rester), je me demandais quelle forme pouvaient prendre de tels ateliers. Alors non, pas de reportage vidéo au coeur des événements, mais un billet très gentiment écrit par l'intéressé, qui a pris le temps de détailler tout cela. Outre ce côté "transcription" qui me parle, je trouve que c'est une idée originale de diversification des prestations, en tout cas.

Merci, Amenel !



En tant que personne, j'admire quiconque sait faire ce que je ne sais pas faire ou fait mieux que moi ce que je sais faire. En tant que traducteur, j'admire les interprètes, à cause des niveaux de fluidité qu'ils peuvent atteindre. De la même façon que la lecture [musicale] à vue a longtemps été mon Himalaya, parler très correctement plusieurs langues me comblerait. Grande ambition. Je me suis donc mis au portugais il y a environ un an.

J'ai alors découvert un certain nombre de "phénomènes" qui se produisent à l'oral et qui, bien que n'étant pas gênants dans notre langue maternelle, deviennent une barrière quasi-insurmontable dans l'apprentissage d'une autre langue. Par exemple, ma méthode Assimil dit que "menos um" dans "uma hora menos um quarto" (une heure moins le quart) se prononce "mèn-zoum". J'ai tiré la conclusion qu'à cause de la liaison, le 's' normalement rendu par 'ch' devient un 'z' et le 'o' disparaît. Cela n'a l'air de rien, mais le simple fait d'être conscient de l'existence du "phénomène" m'a rendu plus facile la détection de ces changements dans les conversations suivantes de la méthode.

Un "phénomène", c'est l'une de ces choses non écrites qui entrent en jeu quand on passe de l'écrit à l'oral: la liaison, les omissions, les fusions de phonèmes, ce qu'on appelle "le yaourt" au chant, etc. En particulier, j'ai pris conscience de choses relativement évidentes :

* la relation entre orthographe et prononciation varie d'une langue à l'autre malgré l'utilisation du même alphabet latin ;

* l'énonciation des sons de l'alphabet phonétique varie aussi suivant la langue.

D'un autre côté, je n'ai pas le souvenir d'avoir entendu un Français prononcer "LinkedIn" correctement, c'est-à-dire avec un "t" au lieu du "d" écrit. Je me suis demandé pourquoi les français s'obstinaient à lire l'anglais comme s'il s'agissait du français. Sans pour autant vouloir expliquer à mes voisins pourquoi le "d" est prononcé comme un "t" et faire entrer la vibration des cordes vocales dans l'équation, la question de savoir s'il est possible d'apprendre facilement une langue quand on se refuse à en imiter (à peu près) correctement les sons m'est venue.

Je me suis beaucoup intéressé à "l'apprentissage". Par coïncidence, je suis tombé sur le documentaire diffusé par Arte Le cerveau et ses automatismes. Le propos, rapporté à mes propres apprentissages notamment en musique instrumentale, m’a fait réfléchir. J'ai alors compris que la difficulté à comprendre d'autres langues et d'autres accents vient uniquement du fait que la compréhension n'est pas "intégrée", c'est-à-dire suffisamment habituelle pour être prise en charge par l'arrière-plan de la conscience, pour être automatique. Cette intégration se fait facilement de manière naturelle pendant l’enfance, ou par immersion (quoiqu’un peu moins facilement alors).

En clair, quand j'écoute un Écossais, je suis trop actif, trop occupé à essayer de faire correspondre les sons qu'il produit aux sons que je connais. Malheureusement pour moi, les sons que je connais ou produis ne sont même pas une référence fiable et la seule façon pour moi de faire cette correspondance est de passer par l'écrit: j'essaye donc de deviner comment s'écrit ce qu'il dit. Écrire ce qui est dit, c'est justement ça, la transcription. Et si je m'en tire bien aujourd'hui avec les accents américains qu'on retrouve dans les documentaires et séries télé, c'est une autre paire de manches avec des accents plus chantants ou moins ronds, ou carrément, n'importe quel accent qui m'est inhabituel.

Bref, je me suis remis à cogiter sur l'apprentissage des langues et j'ai pensé à partager le fruit de mes constatations, notes et réflexions dans le cadre d’un atelier. Mon forum aura été l'Université populaire de Belfort.

Je ne voulais pas d'un format morne où les auditeurs m'écouteraient pérorer sans fin. Je voulais une expérience ludique et plus animée. Le format aujourd'hui mélange donc documentaires, livres audio, podcasts, enregistrements téléphoniques, séries télévisées et clips disponibles sur le web.



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L'atelier

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Je commence par présenter l'objectif et à donner les éléments dont je pense qu'ils sont les plus importants :

* l'anglais n'est pas un français bâtard et n'a pas à être prononcé comme le français ;

* l'orthographe de l'anglais n'a pas la même "stabilité" que celle du français (par exemple, "ough" dans through/dough/tough/hiccough/plough) ;

* l'accent tonique en anglais et son produit dérivé, le schwa, ont une influence déterminante sur la prononciation ;

* le 'r' ne paie pas de mine mais il change tout ;

* la prononciation des voyelles n'est pas la même.

En dix minutes, l'essentiel est donné et le reste des séances ne sert qu'à illustrer les conclusions que j'ai tirées de mes constatations et de mes réflexions, et à mettre en garde contre mon interprétation toute subjective.

Le premier extrait est destiné à montrer la relation entre l'orthographe et la prononciation. Il ne contient que des mots basiques que tout élève de cinquième connaît. Sauf que, quand on y rajoute la prononciation par un Américain, le français moyen n'y entend rien malgré le débit plutôt "normal". Pourquoi ? Parce qu'il y a ces fameux phénomènes qui surviennent à l'oral.

Les autres extraits illustrent chacun de ces phénomènes. Je ne me contente pas de dire ce qu'est une omission. Je la définis sur des termes illustratifs, de préférence connus des auditeurs. Je montre qu'elle existe aussi en français. Je montre son influence sur la prononciation dans une phrase. Et, bien que je répète constamment que tout l'atelier est biaisé par ma perception, j'essaie de donner en illustration plusieurs extraits, de locuteurs différents et si possible, avec des accents différents.

Je fais de même pour tous les "phénomènes" identifiés, par exemple :

* la position de l'accent tonique a une influence sur la prononciation, voir par exemple psychiatry/physchiatrist/psychiatric ;

* la relation entre l'accent tonique et le schwa ;

* l'ascendance des voyelles sur les consonnes lorsque le débit de la parole augmente ;

* le fait que le cerveau bouche les trous.

En termes logistiques, l'atelier est en fait un mélange entre une présentation classique (de type PowerPoint) et des extraits audio et vidéo de longueurs variables. Il se termine par des travaux pratiques où les auditeurs écoutent des extraits et remplissent une transcription à trous. Pourquoi transcrire ? Parce qu’on peut avoir l’impression d’avoir compris mais nous avons appris l’anglais à l’écrit… Oui, la pratique orale a été pour le moins inexistante dans mon parcours et je crois que je ne suis pas un cas isolé. Par contre, il est plus simple de tirer du sens d’un texte : on peut lire et relire, attribuer des fonctions grammaticales aux termes ou le cas échéant trouver ce qui cloche. De mon point de vue, c’est indispensable pour les différents "ah, je vois !" qui font qu’au final ça devient plus évident et plus automatique de comprendre ce qui est dit. On peut retrouver des exemples de transcriptions sur mon site. En encadré rouge, les sections pour lesquels j’ai moi-même eu du mal.

Finalement, est-ce que cela m'apporte grand-chose ? Je rencontre des gens, je discute de choses qui me passionnent et j'essaie de faire partager ma passion de la musique et du chant muet des mots, comme j'aime à le dire. Chacun y mettra un prix. Mais avec le recul, l'intérêt pour moi aura sans conteste été dans la préparation de l'atelier, c'est-à-dire dans tout le travail documentaire ainsi que les notes prises, sur plus d'un an quand même !, avant même de penser à l'atelier.

Je serais encore plus incapable de dire si cela sert beaucoup aux auditeurs mais j'imagine que ce qui est valable pour les autres apprentissages l'est également ici: l'effort personnel est l'élément le plus déterminant pour tirer avantage d'un enseignement. Ensuite, il faut être régulier. Et ça, c'est une autre paire de manches.

Pour finir, un dernier enseignement de l’atelier : le fait de s’exercer à prononcer l’anglais, par une lecture à voix haute par exemple, améliore de façon non négligeable la compréhension orale. Je cherche encore une explication à cela.




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L'Écran traduit


Il y a une revue dans ma vie - oui, je l'avoue - et d'ailleurs vous deviez vous douter qu'il y avait baleineau sous gravillon, vu la baisse d'activité des Piles depuis quelques semaines. Je dois dire que malgré quelques journées un peu longuettes pour boucler ce premier numéro, c'est assez émouvant d'avoir une revue dans sa vie.

Elle est 100 % en ligne, gratuite, consacrée à la traduction/adaptation audiovisuelle et faite par des gens chouettes (il m'est difficile de dire le contraire). Et elle est par là, donc. Dans ce premier numéro, on y parle de l'histoire du doublage en Allemagne (un sujet affriolant qui n'est même pas loin de friser le racoleur, avouons-le), de Wild Bunch, de Godard, d'Anna Karénine, bref, il y en a pour tous les goûts.

Lisez, appréciez (j'espère), faites tourner, parlez-en autour de vous, bref, profitez-en bien (je vais me coucher).



Le léger vertige de l'assemblage des textes, dimanche soir tard...




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ImpÉcr #17
Colonel Blimp


Parce que je n'ai décidément toujours pas le temps ces jours-ci, je me contente cette semaine d'un ImpÉcr qui a au moins le mérite d'être curieux.

Revu récemment, Colonel Blimp (Powell/Pressburger, 1943) ne m'avait laissé qu'un vague souvenir lors du premier visionnage il y a fort longtemps. Le DVD britannique comporte uniquement des sous-titres sourds et malentendants (en anglais donc). Mais ce film présente une particularité linguistique : ses dialogues mélangent abondamment anglais et allemand. Contrairement à ce qui se fait parfois, les sous-titres SM n'indiquent pas quelque chose comme "[Speaks in German]" quand les locuteurs parlent allemand : ils transcrivent les répliques originales*.









Et lorsque les personnages s'expriment dans un mixte hasardeux d'anglais et d'allemand ("alleglais" ?), cette particularité apparaît aussi dans les sous-titres, hihi.








Bref, ce joyeux mélange donne aux sous-titres un air un peu bordélique qui n'est pas pour me déplaire, voyez-vous.


* Alors que dans le même coffret, on trouve aussi le très chouette Je sais où je vais dans lequel apparaissent régulièrement des sous-titres du genre "(Shouts in Gaelic)", et là, on peut se brosser pour savoir qui dit quoi (ou aller voir sur ce site pour le savoir).




That's all, folks!



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Quand Fiona, lectrice sympa, m'a écrit pour me proposer un billet sur Nous Deux, j'en ai frétillé d'aise. C'est incroyable, Nous Deux, tout le monde devrait en lire au moins un numéro dans sa vie pour profiter de phrases aussi impérissables que "Choquée, elle s'effondre comme une poupée de chiffon.", "Le camion fendait la nuit comme l'étrave d'un navire, la densité de la vague." ou "Veux-tu un peu de thé ? Je le reçois directement des Indes." (et je vis en 1812 dans ma tête) (tous ces exemples sont authentiques, je tiens les preuves à la disposition de tout lecteur incrédule).

Mais il y a mieux encore, puisque Nous Deux parle aussi de traduction, parfois. Et disons-le sans ambages, c'est inoubliable. Je n'en dis pas plus, la parole est à Fiona, que je remercie infiniment d'avoir pensé à mes Piles pour publier ce billet de haut vol.


Adepte depuis peu de ce blog, j’ai immédiatement eu l’envie d’y partager le petit bijou déniché dans le numéro 3417 du magazine Nous Deux. Célèbre pour ses romans-photo, cette fabuleuse revue hebdomadaire m’a inspiré cette petite analyse politico-littéraire et traductologique sans prétention.

Pour commencer, je voudrais souligner, comme je le fais lorsque j’achète cette revue à la maison de la presse, que je ne suis nullement la lectrice et que je l’achète pour quelqu’un d’autre. Comme le libraire, vous pourriez vous dire que « chacun fait ce qu’il veut, hein », mais il me tient à cœur de souligner que je suis un tantinet trop jeune pour faire partie du public cible de cette publication. Néanmoins, je le feuillette parfois d’un coup d’œil parfois très distrait, juste pour m’assurer que je ne rate rien. Et cette fois-ci, j’ai bien fait. C’est qu’un des romans-photo de la semaine, si justement intitulé « Un cri du cœur », a achevé de me persuader que « L’hebdomadaire qui porte bonheur » est bénéfique pour ma formation professionnelle et qu’il contribue à la réflexion sur la traductologie.


1. La traduction, l’interprétation, les langues, quoi


Plantons le décor.



Sonia, une jeune femme russe surdouée et, comme il se révèlera par la suite, diabétique, travaille comme femme de ménage dans un bureau d’avocat.

Quelques remarques liminaires : Nous Deux, qui semble très au fait du droit des étrangers dans l’espace Schengen, se prend à rêver. Pour notre Cendrillon des Temps modernes, rien n’est impossible. Non, n’avoir ni ressources ni travail ne pose strictement aucun problème pour obtenir un visa et un permis de travail ! Mais si une chose n’a pas échappé à notre hebdomadaire, c’est que la situation socio-économique de la France est grave : notre pays est en crise. Il dément par là même l’analyse bien trop positive du secteur multilingue que proposent Nataly Kelly et Jost Zetzsche dans Found in translation :

« In fact, (translation and interpreting) may just be the biggest industry that most people have never heard of. As of 2012, the market for language services was worth more than $33 billion. Just fifty of the top-earning firms account for nearly $4 billion in revenue. More than twenty-six thousand companies throughout the world sell translation and interpreting services. » (Kelly/Zetzsche 2012:73)

Mais the plot thickens. Surprise en train de grignoter un muffin (oh, dites, et la localisation, dans tout ça ? pourquoi pas un petit Lu ?), notre jeune prodige se fait réprimander par le bel avocat, visiblement à fleur de peau après sa dispute avec sa fiancée. « Un document rédigé en polonais le laisse perplexe »… car visiblement, il ne parle pas le polonais. Oui, de quoi laisser perplexe n’importe quel non-polonophone… mais pas pour longtemps.



Ah, c’est que notre interprète est également traductrice et peut même traduire les documents juridiques du polonais (qui n’est pas sa langue maternelle, étant donné qu’elle est russe) en français (qui, tiens, n’est pas sa langue maternelle non plus). Fortiche, moi je dis. Et ce n’est pas tout :



Elle parle cinq langues ! Quel dommage qu’elle n’ait pas de passeport européen, je suis sûre que la Commission et le Parlement se l’arracheraient. Heureusement, point de déménagement à Bruxelles de prévu : après tout, il faut les conditions nécessaires à ce que nos deux tourtereaux cèdent à la passion (et le Thalys ne fait pas partie du paysage). Visiblement désespérée, elle envoie des CV, ignorant visiblement le fait que la plupart des linguistes (allez, ne distinguons pas les interprètes des traducteurs) ne sont pas salariés. Notre avocat, tout aussi ignorant de la triste réalité, se montre protecteur (et naïf) :



« Qui aurait pu imaginer que la femme de ménage était surdiplômée ? »

Indeed.



2. La démonstration par l’exemple


Ça y est, c’est le coup de foudre. Visiblement perturbée par cette rencontre, notre Sonietchka confie à son amie, dans un style quelque peu littéraire et inadapté à un dialogue de roman-photo :



Et elle a raison. L’homme fait dans la philanthropie. Sur le point de revendre des livres « très beaux et très anciens » pour payer ses factures, Sonia tombe sur notre juriste préféré, qui se prétend collectionneur et lui rachète illico ces ouvrages pour lui éviter « de (se) faire rouler ». Séduit par son air ingénu (il mérite bien son nom de « maître »…), il met au jour son côté finalement très socialiste : son désir de l’aider n’a rien vraiment rien à voir avec les courbes féminines de la jeune femme.




3. L’invisibilité du traducteur


Sa bonté ne s’arrête pas là. Inquiète de la venue prochaine de sa Mama russe, à qui elle a caché son indigence, notre technicienne de surface se voit sauvée par notre bel éphèbe. Il lui propose de se faire passer pour son fiancé et, dans un vocabulaire digne de Balzac, de les « installer dans (sa) maison de campagne ».

Maman arrive donc et Nous Deux fait un effort de sémiologie intéressant : Maman porte un manteau en fourrure pour ancrer dans l’esprit de la lectrice (soyons honnête, Nous Deux s’adresse à un lectorat plutôt féminin) que… maman est slave. Pas d’implausibilité, donc, à ce que maman s’exprime en russe.



Ce que Nous Deux met là en œuvre, c’est en fait le concept d’« invisibilité du traducteur » cher à Lawrence Venuti. La prose du traducteur (ou de l'interprète, dans ce cas-là ?) est si authentique qu'il/elle parvient à se faire oublier, même si « loin d'être [le] simpl[e] relais du discours social dominant, [il a] le pouvoir de faire de [son] travail une pratique lucide, engagée et transformatrice » (ô combien) (Durin 1995:284).

Maman, finalement, est plutôt sympathique et philosophe et tout est bien qui finit bien.



Я тебя люблю, Мама, pourrait-on ajouter, dans le texte.

S’ensuivent diverses péripéties, dont une invitation à un dîner russe, mais « il ne faut pas (qu’elles se donnent) tant de mal ». Notre avocat n’aimerait-il pas le borchtch et les cornichons ? Traductologiquement et politiquement, l’intérêt du reste de l’histoire est mince, il faut l’avouer : Renaud (rien à voir avec le chanteur) se fait tromper par sa fiancée, la quitte, se remet avec elle, puis la quitte à nouveau lorsqu’il s’aperçoit que sa tentative de suicide était feinte. On ne découvre jamais s’il réussit à faire assermenter sa douce, mais parce que je ne voudrais pas laisser le lectorat en suspense, je vous révèle la fin de cette passionnante et ô combien surprenante saga. Comme le suggère judicieusement Nous Deux, je me passerai donc de mots :



Tout est bien qui finit bien. Ouf.



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